CÔTE D’IVOIRE : après Kafolo, Gbéya attaqué : 2 militaires blessés. A qui profite ces attaques des positions de l’armée?


Après l’attaque d’un poste avancé de l’armée qui a fait 12 morts et 6 blessés et 6 gendarmes portés disparus à Kafolo, des individus non identifiés ouvrent le feu sur le poste avancé des Forces armées ivoiriennes de Gbeya et font deux blessés.


Pourquoi maintenant une attaque djihadiste après celle de Grand-Bassam intervenue en mai 2016 ? D’aucuns diront que ces attaques de Kafolo et de Gbéya font suite à l’opération « Comoé », lancée le 14 mai par la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso dans cette zone frontalière que ces deux pays ont en partage avec le Mali.

Mais après une telle opération, pourquoi l’armée ivoirienne n’a pas gardé la vigilance à défaut de maintenir la pression sur l’ennemi, l’empêcher de se réorganiser et contre-attaquer ? Au point où, seulement moins d’un mois après (14 mai- 10 juin), et à la première audace ennemie, elle laisse plus d’une dizaine d’hommes à terre, des blessés et des portés disparus. C’est trop surtout que le régime ne devrait pas oublier que le phœnix renait toujours de ses cendres.

Au surplus, des sources indiqueraient que des armes de fabrication colombienne, des fusils d’assaut GALIL, dont seules les armées ivoiriennes et camerounaises sont dotées, auraient été retrouvées sur les assaillants de Kofalo. Est-ce que des éléments ou ex-éléments de l’armée ivoiriennes sont-ils en train de tenter de porter encore le glaive dans le sein maternel ?


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C’est le lieu aussi de souligner les défections, les départs anticipés au sein de l’armée ivoirienne dernièrement, notamment au sein de la garde présidentielle, des forces spéciales etc. Sont-ils partis les mains vides ? Surtout quand on sait l’indiscipline qui règne au sein de la grande muette et où des sergents ordonnent à des colonels, pourvu qu’ils soient issus de la rébellion ivoirienne. A qui donc profitent ces attaques à quatre mois de la présidentielle d’octobre 2020.

 En attendant, alors même des questions subsistent encore après l’attaque Kafolo (la nuit du 10 au 11 juin), des individus non identifiés et armés ont attaqué dans la nuit du jeudi 11 juin à 20H 30 les positions avancées des forces armées de Côte d’Ivoire de Gbeya (S/P de Maradiana-Sokourani), dans le département de Kaniasso). Cela pratiquement à moins d’une journée d’intervalle. De là à déduire que les attaques de Gbéya du jeudi 11 juin à 20 H 30 ont des similitudes avec les attaques de Kafolo, il y a une limite qu’on a vite fait de franchir.

Les informations font état de ce que ce poste était tenu par 09 éléments des forces armées ivoiriennes dont 05 Gendarmes (02 elts Esc 3/4 Odienné et 03 elts Cie Odienné) et 04 militaires du Bataillon de sécurisation du Nord-ouest (BSNO).

On dénombre deux blessés : le  Mdl Bako Franck Angelbert, blessé au dos et à la tête, et le soldat de première classe Ouattara Nondo Adama, en service au BSNO, blessé au dos, à l’épaule droite, au bas-ventre et au front. Conscients et en dehors de tout pronostic vital ces éléments attendent d’être évacués vers des centres de soins appropriés.

Une fois de plus, une enquête sera ouverte et des opérations de ratissage sont en cours dans la zone.

A.Y

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par Civnews. net temps de lecture: 2 min
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