ATTAQUE DE KAFOLO/GROGNE DANS L’ARMEE: le commandant Fofana tacle le régime RHDP et demande des explications à Ouattara et Bakayoko


Pour être inhabituelle, le cris de cœur du commandant Abdoulaye Fofana, déserteur, l’est. Il met en évidence le ras-le-bol de la grande muette. Pis, il prend à contrepied les thèses du régime RHDP au pouvoir.


Ci-dessous la déclaration transcrite de l’officier supérieur, l’ex commandant de la Garde républicaine.


« Je suis le commandant Fofana Abdoulaye

Je fais cette vidéo aujourd’hui pour m’adresser plus particulièrement au Président de la République, chef suprême des armées et par ricochet au ministre d’État, ministre de la Défense, Ahmed Bakayoko.

Pour commencer cette vidéo, j’aimerais obtenir une minute de silence à la mémoire des braves soldats, des dignes soldats tombés dans l’exercice de leurs fonctions sur notre position de Kafolo ( Salut militaire). Merci.

Je présente mes condoléances aux familles des dignes soldats, de ces braves soldats et aussi, je présente mes condoléances aux familles des victimes du Covid-19.

Je profite aussi pour présenter mes condoléances aux familles des drames d’éboulement qui s’est déroulé hier (jeudi 18 juin 2020) dans la commune d’Anyama. 

Condoléances à vous tous. Soyez forts.

Nous prions le bon Dieu qu’il leur pardonne leurs péchés et leur accorde le paradis.

Je salue mon père spirituel et aussi mon général. Mon devoir mon général (Salut militaire). Bien que pour vos conseils et votre soutien. Vos conseils seront bien exécutés comme il faut mon général.


Monsieur le Président, chef suprême des Armées, l’armée se demande si vous appréciez notre concours dans la sécurisation de notre territoire ?… Si votre réponse est oui, monsieur le Président, l’armée ivoirienne vous invite à assumer votre responsabilité et tout ce qui va avec …si votre réponse est non, elle comprendra votre silence face aux attaques sur notre position de Kafolo


Je salue la République de Côte d’Ivoire. Je salue l’armée de Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, les propos que je tiens aujourd’hui à votre égard sont les propos d’un soldat, sont les propos d’un soldat qui a un cœur qui saigne, un cœur meurtri.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, les propos que je tiens aujourd’hui sont les propos qui se tiennent sur les rangs, dans nos casernes.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, le moral de la troupe ivoirienne n’est pas au beau fixe. Monsieur le Président, le doute plane dans nos casernes. Monsieur le Président, chef suprême des Armées, souffrez de mes propos.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, l’armée se demande si vous appréciez notre concours dans la sécurisation de notre territoire ivoirien et demande ; si vous appréciez la sécurisation des biens moral, physique de la nation ivoirienne ; si vous appréciez notre concours.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, l’armée se demande si vous appréciez les honneurs militaires qui vous sont rendus dans les aéroports lors de vos déplacements ou lors des accueils de vos homologues chefs d’États.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, l’armée se demande si vous appréciez les honneurs militaires qui vous sont rendus pendant les fêtes de l’indépendance de la République de Côte d’Ivoire, c’est-à-dire le 7 août.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, l’armée se demande si vous appréciez leur concours dans la sécurisation de vos résidences, des palais présidentiels, dans la sécurisation de vos cortèges. Elle se pose plusieurs questions, monsieur le Président.


Monsieur le Président, l’armée s’en souvient comme si c’était hier, le vacarme, le boucan que vous avez fait avec votre homologue, monsieur Macron, lors de l’hommage rendu aux neuf soldats militaires tués en 2009. L’armée s’en souvient et se pose une question. Pourquoi un silence sur l’attaque de Kafolo?


Si votre réponse est oui, monsieur le Président, l’armée ivoirienne vous invite, vous exhorte à assumer votre responsabilité et tout ce qui va avec.

Monsieur le Président, chef suprême des Armées, si votre réponse est non, elle comprendra votre silence face aux attaques sur notre position de Kafolo.

Monsieur le Président, l’armée s’en souvient comme si c’était hier, le vacarme, le boucan que vous avez fait avec votre homologue, monsieur Macron, lors de l’hommage rendu aux neuf soldats militaires tués en 2009. L’armée s’en souvient et se pose une question. Pourquoi un silence sur l’attaque de Kafolo?

Monsieur le Président, l’armée s’en souvient de votre hommage rendu à la nation ivoirienne le lundi 14 mars aux Ivoiriens dans les attaques de Bassam. Événement qui s’est déroulé le 13 mars à Bassam. Mais pourquoi un silence sur l’attaque de Kafolo, monsieur le Président. Que cachez-vous? 

Monsieur le Président, l’armée s’en souvient, monsieur le Président de votre soutien adressé à la nation pour le Covid 19.

Pourquoi votre silence, monsieur le Président, sur l’attaque de Kafolo ? Monsieur le Président, l’armée se pose une question. Comment organiserez-vous les funérailles de ces braves soldats abattus froidement sur notre position avancée de Kafolo ? Vous ferez ces funérailles dans le silence ou avec des honneurs, cérémonie militaire, drapeau orange, blanc, vert ?


Monsieur le ministre d’État, ministre de la Défense, Ahmed Bakayoko, l’armée attend votre défense dans cette histoire de drogue. Car cette histoire de drogue ne vous honore pas ainsi que l’armée de Côte d’Ivoire.


Monsieur le Président, l’armée se pose plusieurs questions. Monsieur le Président, l’armée vous regarde.

Monsieur le ministre d’État, ministre de la Défense, Ahmed Bakayoko, l’armée attend votre défense dans cette histoire de drogue. Car cette histoire de drogue ne vous honore pas ainsi que l’armée de Côte d’Ivoire.

Monsieur le ministre, dites-nous quelque chose. Nous attendons votre défense dans cette affaire. Monsieur le ministre, assumez vos fonctions de ministre de la Défense. Monsieur le ministre, situez les responsabilités de cette attaque de Kafolo. Monsieur le ministre, ministre de la Défense. N’aviez-vous pas l’information de cette manœuvre que planifiaient les assaillants sur cette position ? Monsieur le ministre de la Défense, donnez des explications à l’armée. Monsieur le ministre de la Défense, donnez des explications à la nation ivoirienne car elle vous a confié sa défense et sa sécurité.


‘’Monsieur le ministre de la Défense, pourquoi n’avez-vous pas fait face à la dotation de cette position ? Monsieur le ministre de la Défense, l’armée ivoirienne se demande où sont passées les armes utilisées pendant les fêtes de l’indépendance ?’’


Monsieur le ministre de la Défense, l’armée se pose plusieurs questions. Pourquoi n’avez-vous pas réduit le champ entre la position d’Abidjan et la position à Kafolo, c’est-à-dire positionner nos hélicoptères achetés, dotés à la Côte d’Ivoire pour pareille situation ? Vous n’avez pas positionné à Kilo, c’est-à-dire à Korhogo ou à Fox Trot, c’est-à-dire à Ferké. Monsieur le ministre de la Défense, pourquoi n’avez-vous pas augmenté les effectifs de la position avancée à Kafolo ? Monsieur le ministre de la Défense, pourquoi n’avez-vous pas fait face à la dotation de cette position ? Monsieur le ministre de la Défense, nous avons tous vu les photos de ces soldats abattus dans les chambres. Expliquez-nous, monsieur le ministre de la Défense, qu’est ce qui n’a pas marché. Monsieur le ministre de la Défense, l’armée ivoirienne se demande où sont passées les armes utilisées pendant les fêtes de l’indépendance ? Monsieur le ministre de la Défense, à quoi servent 

cette dissuasion, cette parade d’armes sophistiquées ? Monsieur le ministre de la Défense, où sont passées les armes, à quoi servent-elles ? Monsieur le ministre, les casernes se demandent comment ferez-vous les funérailles de ces soldats, dans la discrétion ou à une cérémonie militaire. Vu votre silence, l’armée vous regarde. L’armée est à votre écoute, dites-lui quelque chose. Monsieur le ministre de la Défense, l’armée pense qu’il serait important que les parents de ces soldats abattus froidement portent plainte pour que la lumière soit faite.

Mon général. Je m’adresse au général, Chef d’état-major des Armées de Côte d’Ivoire. Mon général, travaillez avec vos collaborateurs. Arrêtez de travailler en singleton. Prenez l’exemple sur nos galons, mon général. 

La daba pour faire nos corvées. Ce qui signifie que notre environnement doit être nickel, propre.

Le fusil, se défendre et défendre la nation ivoirienne et l’abeille, défendre en groupe.

Mon général, j’espère qu’il n’y aura pas un communiqué disant que vous ne vous reconnaissez pas dans leurs dires. Je vous comprendrai. Vous défendez votre fonction et votre salaire et je suppose que vous n’êtes pas au courant de ce qui se pose sur les rangs. Je viens de vous donner les informations, des propos qui se tiennent sur les rangs de l’armée ivoirienne, mon général.

Je profite pour m’adresser aux lieutenants, c’est-à-dire les cyber activistes du RHDP. Je répète, les propos que je viens d’avoir n’ont rien à voir avec les propos politiques, n’ont rien à voir avec un membre du PDCI, avec un membre du RHDP, avec un membre de GPS, avec un membre FPI, avec un membre de L’idée.

Je vous exhorte à bien écouter ce que je suis en train de dire. Je vous remercie »

Voici le lien://Le Commandant Fofana parle au Président Alassane Ouattara et au ministre de la défense Bakayoko

Retranscris par la rédaction

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ATTAQUE DE KAFOLO/GROGNE DANS L’ARMEE: le commandant Fofana tacle le régime RHDP et demande des explications à Ouattara et Bakayoko

par Civnewsafrik temps de lecture: 7 min
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