CANDIDATURE AU PDCI : des problèmes de méthode et d’éthique soulevés contre KKB qui disait, « je suis prêt à m’engager aux côtés de Bédié si…»


Les militants du PDCI-RDA auront à choisir entre HK. Bédié et KKB qui avait déclaré : « je le dis et je le répète, par loyauté pour M. Bédié, je suis prêt à m’engager à ses côtés s’il est candidat ».  


La Candidature de Kouadio Konan Bertin à la convention du PDCI-RDA, loin de faire le jeu de la démocratie interne au PDCI-RDA, fait désordre aujourd’hui. Au-delà, cette candidature est en train de clouer au pilori le peu d’estime et de crédibilité que les uns et les autres, de façon verticale au PDCI-RDA, et en dehors du PDCI-RDA accordaient à cet « soldat perdu ». Et pour cause.

En effet, C’est un secret de polichinelle que de dire que le PDCI-RDA est habitué aux sauts d’humeur et au manque de constance de ce militant du PDCI-RDA qui, autrefois, sous le putschiste, le Général Guéi Robert, avait fait montre de ses convictions militantes pour éviter la caporalisation du parti créé par Félix Houphouët Boigny, le père fondateur de la Côte d’Ivoire. Toute chose qui lui a ouvert la sympathie de nombre de ses frères du parti. Mais hélas !


KKB, ou quand la parole donnée ne vaut que pour celui qui veut y croire


Aujourd’hui, Kouadio Konan Bertin dit « KKB » a perdu ses valeurs qui vibraient en lui. Son envie de jouer les grands rôles ici et maintenant, et son credo « moi ou rien » sont en train de le détruire à petit feu. A telle enseigne qu’il est obligé de dire et de se dédire la minute suivante sans vergogne. Ses actes contredisent ses paroles. Ses accointances et sa fraternité avec certaines personnalités dont l’objectif n’est rien d’autre que de voir le PDCI-RDA mourir agacent au PDCI-RDA. Pas une fois. Pas deux fois. Mais de façon quasi-quotidienne.

 Et parce qu’une élection présidentielle est la rencontre d’un homme (vision) et son peuple, que peut espérer Kouadio Konan Bertin, un homme qui se veut politique et dont la parole ne vaut pas 1 franc symbolique. Surtout, après l’offre d’achat public (OPA) lancée contre le PDCI-RDA par le RHDP de Alassane Ouattara, et dont il a souffert le martyr récemment, croit-il pouvoir engager le PDCI-RDA sans que ce parti dont l’intelligence des cadres est au-dessus de la moyenne ne réagisse ? Comment croit-t-il, avec cette attitude éhontée, conduire le destin de ce parti d’hommes et de femmes pour qui la parole donnée est un art de vivre ? Sait-il au moins, officiellement, pourquoi Henri Konan Bédié a quitté le RHDP ? 

« J’appartiens à une famille politique qui a son mode de fonctionnement. La culture au PDCI-RDA prévoit que le président du parti est le candidat naturel du parti », avait reconnu sur le plateau de TV5 Monde le 10 mars 2020 dernier dans un entretien: “Installer la Côte d’Ivoire dans la stabilité”, Kouadio Konan Bertin (KKB), du PDCI .

Tout en rappelant que « c’est à la convention que se posent les questions de candidature » lorsque le journaliste a déduit, suite à ses propos, que Henri Konan Bédié serait donc le candidat du PDCI à la présidentielle de 2020. Ajoutant aussi qu’il est « un militant discipliné ».  Déjà, en lisant entre les lignes, l’on perçoit finement que KKB a prévu le schéma dans lequel il est en train d’évoluer aujourd’hui avec sa candidature, lui qui était encore conseiller spécial d’Henri K. Bédié le jeudi 25 juin dernier. 

Il avait soutenu, pour camoufler son jeu, que « la convention a pour vocation, par les primaires, de désigner un candidat au cas où le candidat naturel du parti ne serait pas apte à compétir ». En décidant de faire acte de candidature alors que Henri Konan Bédié, candidat naturel, a acté sa candidature, KKP a-t-il pris sur lui, de façon unilatérale, de décréter que Henri Konan Bédié n’était pas apte à compétir ?  En agissant comme il l’a fait, KKB embouche la trompète des détracteurs du PDCI-RDA au RHDP.

Et pourtant, il clamait encore à cet entretien :« je le dis et je le répète, par loyauté pour le président Henri Konan Bédié, je suis prêt à m’engager à ses côtés si encore il a besoin de moi, au cas où il est candidat ». A moins d’ignorer sa mission de conseiller spécial, ou de croire que le Président Henri Konan Bédié l’a fait conseiller spécial pour ses beaux yeux, ou sa jeunesse, KKP vient une fois de plus de mériter le surnom à lui donner par le président du PDCI-RDA : « le soldat perdu ».


REVOIR L’ARTICLE: Côte d’Ivoire : “Installer la Côte d’Ivoire dans la stabilité”, Kouadio Konan Bertin (KKB), du PDCI


« Je prendrai mes responsabilités, je suis à la disposition des militants » avait-il conclu cet entretien. Seulement il a fait précéder cet engagement par cette condition « si pour une raison ou pour une autre M. Bédié n’est pas candidat ». 

Aujourd’hui, il faut croire que la parole donnée n’a aucune signification pour KKP. Et dire que ce sont ceux-là qu’on appelait pompeusement jeunesse et à qui le flambeau devrait être transmis ? Heureusement qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.


Le quitus de candidature contesté


Que vaut donc KKP sans parole dans un environnement politique où tout est d’abord parole et engagement entre un candidat et un peuple. L’exemple « du candidat solutions » ne lui parle-t-il pas ?  Que vaudront les engagements qu’il prendra au nom du PDCI si Henri K. Bédié plie l’échine face à lui à la convention ? Encore qu’à peine sa candidature déposée, elle fait l’objet de contestation quant au quitus devant la crédibiliser.

En effet, Kouadio Konan Bertin dit KKB a déposé, in extrémiste le mercredi 24 juin à 22H55 sa candidature à l’investiture du candidat du PDCI-RDA au cours des Conventions éclatées des 25 et 26 juillet prochain en vue de la présidentielle d’octobre 2020.  Seulement aujourd’hui, les délégués PDCI et les membres du Bureau Politique et des instances de la région du N’zi récusent le ‘’quitus de candidature’’ signé par l’un d’entre eux, en la personne de Amoin Arsène délégué de Bocanda 2. Tout en contestant la fiche de candidature délivrée, ils soutiennent que ce quitus n’aurait pas respecté la procédure habituelle.

« Nous tenons à préciser que la région du N’Zi a été rudement ébranlée par le départ au RHDP de certains de ces cadres. Depuis ces départs, le Parti, à travers ses Délégués, dans la Région, a déployé toute son énergie afin de créer la cohésion entre ses militants. Dans cette dynamique, le Délégué AMOIN Arsène a, d’ailleurs, assisté avec ses pairs, à la réunion préparatoire de la convention éclatée de la région du N’Zi. Aussi, comprenons-nous difficilement cet acte d’un Délégué qui, nonobstant le dispositif de bonne gouvernance en vigueur dans les délégations, a délivré un quitus de candidature à Monsieur KOUADIO Konan Bertin dit KKB, en ignorant la règle imprescriptible d’analyse et d’évaluation de ladite candidature par le Bureau de la Délégation Bocanda 2. Cet acte de mauvaise gestion fragilise la cohésion militante au niveau de la délégation de Bocanda 2 et jette le trouble dans l’esprit des militants PDCI-RDA du N’Zi. Nous tenons donc à marquer notre entière désapprobation de cette signature de quitus au candidat KKB. Les Délégués de la Région du N’Zi contestent la fiche de candidature ainsi délivrée », informent les délégués de la région de N’ZI dans un courrier en date du le 26 juin 2020. Non sans afficher « notre indéfectible attachement et notre soutien inébranlable au Président Aimé Henri KONAN BEDIE, Président du Parti, Candidat naturel du PDCI-RDA à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ». Premier couac.


 « Si la jeunesse elle-même est ainsi pervertie par la corruption, vendant ses convictions et son âme pour des espèces sonnantes, faut-il donc en désespérer ? »


Parce que nos actes nous collent à la peau, il est dit de KKB, ce « truculent et râleur » qu’il n’a pas toujours été fidèle à ses convictions. « On l’a vu vaciller au gré de ses intérêts pécuniaires. Tantôt supplétif du FPI, tantôt flirtant allègrement avec le RHDP, KKB a du mal à trouver ses repères » dénonce certains écrits de Chris Yapi.

« Râleur, il a été un des grands pourfendeurs du Président Gbagbo avant de le sanctifier. Il a été le plus grand calomniateur du Président Ouattara avant de le déifier quasiment. Si son audace de se porter candidat à la candidature d’un parti comme le PDCI est louable et peut même être appréciée au nom du principe du rajeunissement de la classe politique ivoirienne, réclamée par les jeunes ivoiriens, ses motivations actuelles, en revanche, le sont moins. Ami et dévoué à Hamed Bakayoko, KKB en réalité vogue au rythme des barrissements de sa panse. En fait, Hamed Bakayoko est à l’origine de sa présente esbroufe » poursuit l’un le chroniqueur.

Avant de s’interroger : « sans emploi fixe, il faut dire que KKB vit au jour le jour. Tenez, il y a quelques jours seulement, KKB peinait à payer ses factures domestiques. Subitement, il est devenu si riche qu’il est prêt à sacrifier 25 millions de FCFA en pure perte, juste pour braver le Président Henri Konan Bédié et le ridiculiser sur son âge. Est-ce bien sage quand on sait que le Président Alassane Ouattara ne rêvait que d’humilier son aîné, le moquant sur sa vieillesse et sa sénilité ? C’est bien le discours que le Président Ouattara sert à tous ses confidents et visiteurs à propos de la candidature du Président Bédié. KKB est donc l’instrument du RHDP pour honnir le Président Bédié dont il chantait tant de louanges. Et c’est là que le bât blesse ».

« Servir la cause du RHDP contre son propre parti ne relève assurément pas de la conviction. Le tort de ce jeune politicien qui en est la pire représentation est justement d’être comme une sorte de caméléon aux mille couleurs. Si la jeunesse elle-même est ainsi pervertie par la corruption, vendant ses convictions et son âme pour des espèces sonnantes, faut-il donc en désespérer ? », enfonce Chris Yapi.

Ces problèmes de méthode et d’éthique contre KKB sont-ils surmontables et garantissent ils une bonne candidature? seuls les militants ayant droit à la convention apprécieront.


G.K.

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CANDIDATURE AU PDCI : des problèmes de méthode et d’éthique soulevés contre KKB qui disait, « je suis prêt à m’engager aux côtés de Bédié si…»

par Civnewsafrik temps de lecture: 8 min
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