EDUCATION/CONGES ANTICIPES : Au-delà de l’admissible, déjà trois (3) morts…


Trop de sang pour un caprice d’élève, celui d’aller en congés anticipés de Noël. Le bilan est lourd. Déjà trois morts, ça fait beaucoup.


Ce qui semblait en effet être une plaisanterie de mauvais goût, s’est transformé en barbarie. De l’élève éventré à Anyama, à celui égorgé à Daloa, en passant par celle tuée par balle à Dimbokro et les nombreux blessés, la sonnette d’alarme est désormais tirée. Quoique trop tard.

 Elèves, parents d’élèves, éducateurs, religieux, syndicats, ministères… tous les acteurs de l’enseignement ont décidé d’agir. Le secrétaire général de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) Allah Saint-Clair, dans un communiqué a fermement condamné ces agissements puisque le socle de son mandat est « zéro violence en milieu scolaire » et demandé qu’une enquête soit ouverte afin que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et condamnés. Les élèves du Lycée Classique 1 de Bouaké, soutenus par leurs encadreurs, ont voulu eux aussi dénoncé ces actions odieuses. Ils ont choisi d’organiser une conférence. En point de mire, montrer l’importance du respect du calendrier scolaire.

Quant à la première responsable de l’éducation nationale, La ministre Kandia Camara, elle a organisé une réunion d’urgence avec tous les acteurs de l’école et de la société civile. Elle avait à ses côtés plusieurs ministres et personnalités, notamment le Général Vagondo Diomandé ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Lors de cette réunion les parents d’élèves ont demandé que des sanctions soient prises contre les auteurs de ces actions. Au surplus, leurs parents devront verser des sommes en guise de frais de réparations des dommages causés par leurs enfants.

A LIRE AUSSI:// CONSEIL DES MINISTRES : le financement des marchés de yopougon, de Bouaké et du CHU d’Abobo acquis, l’élaboration d’un Document pour le développement de l’entrepreneuriat sollicité

Madame la ministre a ajouté que tous les élèves reconnus coupables de ces agissements seront radiés du système qu’ils soient dans une école publique ou privée. Elle a aussi prévenu qu’elle ne voulait aucune intervention d’un quelconque médiateur après coup. «..Mais ce qui se passe aussi a un lien avec la situation générale du pays en cette période pré-électorale. Oui il y’a des enfants qui ont été arrêtés qui n’ont rien avoir avec l’école. Et il y’a des élèves qui sont manipulés par des gens ; les commanditaires sont là… », a affirmé la ministre. Toutes choses qui voudraient sous-entendre que ‘’les cerveaux’’ de ces actions ont un but autre que celui de faire plaisir à quelques élèves récalcitrants… Comme pour montrer sa détermination à mettre fin à ce fléau, le gouvernement a donné le ton à travers des interpellations et des déferrements des présumés coupables. Ce sont environ 66 interpellations dont 56 déferrements et ce jusqu’à ce jour…

S’il faut saluer cette fermeté gouvernementale, il faut cependant déplorer que pour des faits récurrents depuis des années, le gouvernement ne se soit pas doter d’une politique d’anticipation pour endiguer, canaliser voire radier ces faits de l’environnement scolaire.  


Sheilla Diomandé

Commentaires