AEROPORT D’ABIDJAN: Ani Guibahi Barthélémy Laurent, c’est le nom de l’enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage de l’avion d’Air France


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.Si pour le ministre des transports, Amadou Koné, les acquis de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny ne sont pas remis en Cause, il urge cependant, avec les premiers éléments de la commission d’investigation mise en place après la découverte d’un corps trouvé dans le train d’atterrissage d’un avion parti d’Abidjan, de prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité à tous les niveaux de l’aéroport. C’est ce qui ressort de la séance de travail avec les responsables des structures en charge de la plateforme aéroportuaire dont Aéria et ses différents responsables.  


L’enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage du Boeing 777 d’Air France est nommé Ani Guibahi Barthélémy Laurent. Il né le 5 février 2005 à Yopougon et est élève en classe de 4ème dans un lycée sis à Yopougon Niangnon Lokua. Ces parents ont confirmé son identité.

A en croire les révélations du ministre des transports, la présence de « l’intrus » dans l’espace vert avoisinant la piste d’atterrissage a été signalée aux alentours de 19h40. Les recherches menées par les pompiers et la gendarmerie dans la zone n’ont rien donné. Le vol AF 703 d’Air France a suivi son programme initial. C’est au moment où l’avion abordait la piste pour le décollage (vers 23H00) que le passager clandestin a couru et s’est agrippé au train d’atterrissage en quelques secondes.

Avec cet incident, doit on déduire ici et maintenant’ que l’aéroport d’Abidjan pas menacé. « C’est un incident grave certes. Mais je tiens à assurer que ce fait ne remet pas en cause les dispositions en matière de sécurité et de sûreté à l’aéroport d’Abidjan. L’aéroport reste en tous points conformes aux normes internationales en matière de navigation aérienne. Nous allons continuer d’améliorer les choses », a déclaré Amadou Koné en faisant allusions aux différentes certifications internationales décrochées par l’aéroport.

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C’est du moins le sentiment qui animait les responsables des structures en charge de la navigation aérienne dont le PCA et le DG de Aeria, général Abdoulaye Coulibaly et Gilles Darriau qui ont aussi assuré que les acquis en matière de sécurité à l’aéroport international Houphouët-Boigny ne s’en trouvent aucunement affectés.

Des mesures pour renforcer la sécurité

Pour le ministre des Transports, ce drame permet au gouvernement à travers les autorités aéroportuaires d’apporter les corrections utiles pour renforcer le niveau de vigilance sur la plateforme de l’aéroport afin que pareille situation ne se reproduise plus.

Aussi a-t-il a été décidé d’améliorer l’éclairage sur le parking et la piste d’atterrissage pour éliminer les zones d’ombre ainsi que des travaux sur la clôture de l’aéroport qui a subi des « agressions à certains points ».

Par ailleurs, l’opération de déguerpissement des populations situées aux alentours de l’aéroport a va se faire incessamment « en collaboration avec le ministère de la construction », a précisé le ministre.

Concernant le voyageur clandestin, le ministre des transports, contrairement à ses premières déclarations qui m’étaient en cause le lieu d’embarquement du voyageur qui s’est retrouvé dans le train d’atterrissage du Boeing de Air France, a fait amende honorable. « On a la certitude que cette intrusion a eu lieu à Abidjan. L’individu n’est pas passé par les voies normales », a reconnu M. Amadou Koné.

L’homme serait un adolescent, à la limite un adulte, et non un enfant d’une dizaine d’années comme l’on laissé croire les premières sources. Son identité n’a pas encore été établie. Il ressort des observations des enregistrements des caméras de surveillance que l’individu a effectivement mené sa tentative de voyage sans billet d’avion à partir d’Abidjan.

Des questions demeurent en suspens. Comment a-t-il pu accéder à cette zone très surveillée de l’aéroport ? Les premières hypothèses présentées par le ministre laissent penser qu’il a escaladé la clôture. Avec quelle complicité ? Quelles étaient ses véritables intentions ? Autant de questions qui restent encore sans réponse et que doit éclairer la suite de l’enquête qui s’effectue en collaboration a avec les autorités françaises concernées par l’affaire. A Abidjan, le procureur a été saisi pour « violation des dispositions sécuritaires» à l’aéroport et pour «mise en danger de vie d’autrui».


Aristide YAHAULT 

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