REFORME DU CODE ELECTORAL : ‘’ Quoiqu’à cette table, nous refusons la CEI actuelle puisque non consensuelle’’, Pr Ouégnin et Guikahué


Dans le cadre des préparatives de l’élection présidentielle d’Octobre prochain, le gouvernement ivoirien a repris, ce jeudi 09 janvier, le ‘’ dialogue’’ avec l’opposition politique, a l’effet de parvenir ensemble à l’élaboration d’un nouveau code électoral (dans son cadre institutionnel et juridique) capable de garantir une élection crédible et transparente. Cette première réunion a donné lieu ce Vendredi 10 Décembre à une conférence de presse de l’opposition significative regroupant le PDCI-RDA et la plateforme EDS, pour partager leur position sur l’élaboration dudit code, et la Commission électorale indépendante (CEI) de façon plus globale. Si l’opposition continue de refuser l’actuelle CEI, qu’elle juge non consensuelle, au ordre, et susceptible d’engendrer le chaos, elle croit cependant qu’elle doit participer au débat relatif à l’élaboration du code électoral.


« À la découverte de notre courrier, nous nous sommes rendu compte que nous étions conviés à une rencontre portant reprise du dialogue politique à 14h30, c’est-à-dire hier. Il en ressort que le gouvernement veut trouver des solutions sur tous les sujets relative à l’organisation des élections. Nous en prenons acte et notre réaction est la suivante : EDS et le PDCI-RDA, refusent avec force  et conviction la CEI actuel, qui n’est ni consensuelle, ni indépendante… vous avez pu constater que sur les 15 membres de la CEI, le pouvoir RHDP possède pratiquement 11 membres, un tel organe ne saurait nous conduire à des élections démocratiques, régulières, apaisées, que l’immense majorité des ivoiriens appelle de ses vœux », à fait savoir d’entrée le professeur Armand Ouégnin, président de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS).

Non sans dénoncer que l’actuel président de cette CEI, Kuibiert-Coulibaly, était le secrétaire général du conseil constitutionnel, bras séculier du président dudit conseil, qui est lui-même un ami intime du chef de l’Etat. Pour eux, il n’y a donc pas de doute sur l’obstination du gouvernement qui veut se tailler sur mesure un organe électoral à sa solde. « Quel crédit pouvons-nous attribuer à un tel organe ? », s’interroge t’il.


Toutefois, le PDCI-RDA et EDS réitèrent leur intérêt au dialogue politique national et sur la question du cadre général devant régir les élections d’octobre prochain sur l’ensemble des questions liées à la CEI, au Code électoral, et particulièrement à la liste électorale et à la sécurisation du scrutin. « EDS et PDCI-RDA ont des propositions concrètes à faire dans la recherche de consensus national », a clamé l’homme fort d’EDS.

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Quant au Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Maurice Kakou Guikahué, il s’est voulu rassurant, expliquant que rien n’était encore joué comme veut le faire croire le gouvernement depuis la promulgation de la loi sur la CEI. « Même si la CEI existe, c’est le code électoral qui est le cœur de l’organe, c’est la loi qui régit les élections, c’est le code électoral qui va donner les attributions de la CEI, or si les attributions ne correspondent pas aux attentes, on va aller changer la loi sur la CEI en ce qui concerne les attributions. La CEI fait partir des élections mais c’est le code qui est important. Rien n’est donc encore joué. Je pense qu’avant de finaliser la CEI, on aurait dû finaliser d’abord le code électoral », a-t-il fait savoir. Pour lui, cette CEI ne peut pas travailler dans son état actuel pour la simple raison, que ceux-là même qui ont participé à sa création, qui ont accompagné le gouvernement dans cette quête, sont les plus virulents aujourd’hui.

Ce sont eux qui dénoncent la CEI affirmant qu’elle est ‘’mauvaise’’ ! Une manière à lui de tacler Pascal Affi N’guessan, président de l’une des tendances du Front populaire Ivoirien (FPI), considéré comme le traite par l’opposition dans cette bataille. « Nous sommes des responsables, nous ne faisons pas dans la compromission, nous sommes pour les compromis mais pas pour les compromissions. Vous ne pouvez pas engager un match si vous ne connaissez pas les règles du jeu, sur le plan de la conscience au moins on est tranquille parce qu’on n’a pas participé à la mascarade », a-t-il renchéri.

Par ailleurs, le professeur Maurice Kakou Guikahué a tenu à clarifier les choses, car selon lui, quel que soit la tournure de ce dialogue même si elle n’est pas bonne, lui et ses alliés ne quitteront pas la table des discussions, jusqu’à ce qu’ils aient les résultats espérés. « On veut le dialogue mais un dialogue constructif », a-t-il dit.
Reste maintenant à savoir, si l’opposition ivoirienne qui a essuyer plusieurs revers face au pouvoir dans sa logique, dans sa logique de tout contrôler, pourra mener cette bataille jusqu’à obtenir satisfaction ?


PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFÉRENCE

CONFERENCE-DE-PRESSE-COMMUNE-DE-ENSEMBLE-POUR-LA-DEMOCRATIE-ET-LA-SOUVERAINETE

Jean Cyriel A

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