ADAHIKRO/SOUS-PREFECTURE DE BOUAFLE : des affrontements intercommunautaires font 16 blessés et des maisons incendiées


Adahikro (5 Km de Bouaflé, centre-ouest de la Côte d’Ivoire) a été secoué ce 27 janvier 2020, par des affrontements intercommunautaires sur fond de conflit foncier de sources sanitaires et sécuritaires, le bilan des heurts fait état de 16 blessés auxquels s’ajoutent des habitations incendiées.


 
Les habitants de Adahikro, une bourgade située à 5 Km de Bouaflé, ont été confrontés très tôt, ce  27 janvier 2020, à la furie des jeunes de la communauté burkinabé de Garango. Cette attaque menée à l’aide d’objets contondant et de fusils de type calibre12, a occasionné 16 blessés. De nombreuses habitations ont également été incendiées. Informées, les autorités administratives, politiques, militaires et policières se sont déportées sur les lieux pour ramener le calme.

Conflit foncier

A l’origine des affrontements, un conflit foncier. La communauté baoulé d’Adahikro projette depuis plusieurs mois de construire une école primaire sur un site du campement qu’elle habite depuis toujours. Ce à quoi s’oppose la communauté burkinabé qui revendique le site et envisage y bâtir un foyer de jeunes. Les tentatives de conciliation entreprises par le maire et le sous-préfet n’ont jusque-là pas permis d’apaiser les esprits.

Dans une contribution qu’il a fait parvenir à notre rédaction suite au conflit intercommunautaire qui a éclaté ce 27 janvier 2020, à Adahikro (5Km de Bouaflé), un internaute lève un coin de voile sur la situation des habitants du village de Garango.

Depuis Félix Houphouët-Boigny, les habitants de Garango, dans le département de Bouaflé (centre-ouest de la Côte d’Ivoire, environ 299 Km d’Abidjan) jouissent de la nationalité ivoirienne. Les premiers  résidents de ce village seraient partis de Garango (Province du Boulgou, région du centre-est au Burkina Faso)  pour Bouaflé à environ 1225 Km, aux alentours de 1931. A l’époque coloniale. Au moment où, l’actuelle  Côte d’ivoire et l’ex-Haute Volta ne formaient qu’un seul et unique territoire connu sous l’appellation de Basse et Haute Côtes  désignées par l’administration coloniale sous le nom de colonie de Côte d’Ivoire.

A l’indépendance en 1960, ils  renoncent à leur territoire d’origine pour leur terre d’adoption. Ils acquièrent par la suite la nationalité ivoirienne. Au fil des années, ils contractent des mariages avec les autochtones baoulé contribuant au brassage des deux  peuples.


Une correspondance particulière de Oumeak YAO.

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