APRES LES AFFRONTEMENTS QUI ONT FAIT 16 BLESSES : les villages de Garango et Adahikro font la paix, la cause des violences connues


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La médiation entreprise par Adié Dominique,  député de la commune de Bouaflé a permis de ramener la paix entre les villages de Garango et Adahikro après les affrontements du 27 janvier 2020.


Une accolade entre Kouamé Amani Sévérin,  chef de village d’Adahikro  et son homologue Bouakari Yoda de Garango. L’annonce de l’organisation prochaine  d’un tournoi de football pour définitivement enterrer la hache de guerre. La scène s’est déroulée l’après-midi du mardi 28 janvier 2020 à Garango, en présence de Adié Dominique, le député de Bouaflé Commune. 

Régler le différend qui vous oppose

Dans son propos, le député a tenu à mettre les deux chefs de village ci-devant cités devant leurs responsabilités. « C’est d’abord à vous qu’il revient de régler le différend qui vous oppose, de créer les conditions d’une cohabitation pacifique et harmonieuse », a-t-il déclaré. Avant de leur faire obligation de tout mettre en œuvre pour que cessent les palabres. Et, promettre organiser très prochainement un tournoi de football pour sceller le rapprochement.  

Écart de langage et un vice de procédure

De source proche de la municipalité de Bouaflé, à l’origine des violences qui ont fait 16 blessés, le 27 janvier, un écart de langage et un vice de procédure. Il convient de noter que les habitants de Adahikro, sont les anciens résidents du parc national de la Marahoué. La dernière vague de ces déguerpis a été invitée, par le préfet,  à quitter le parc en août 2017. Ils sont représentatifs de la diversité ethnique en Côte d’Ivoire.

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Parmi eux, on trouve des gôdè, des baoulé de Bouaké. « Tout est mélangé », indique notre interlocuteur.

Accueillis par les habitants de Garango

Après leur déguerpissement, c’est à Garango qu’ils trouvent refuge. Ils sont logés sur un site  de recasement, le campement d’Adahikro. Après deux années de vie sur le nouveau site, les ex-déguerpis décident de construire une école sur la parcelle qui leur a été attribuée. Mais au lieu de se tourner vers leur tuteur de Garango, ils s’adressent au chef de village de Lopafla dont dépend Garango.  Celui-ci leur donne son accord de principe en leur affirmant être le propriétaire des terres de la contrée. « Allez construire votre école », rassure-t-il.

Disputes et bagarres

De retour de Lopafla, les habitants du campement d’Adahikro, forts des assurances de la chefferie estiment n’avoir aucun compte à rendre à leurs premiers  hôtes. Dans les échanges qui s’ensuivent, ils demandent aux habitants de Garango de s’adresser au chef de Lopafla. Ainsi  éclate une bagarre entre les membres des deux hameaux. Un habitant d’Adahikro  sort sa machette pour porter un coup à un jeune homme de Garango avant de s’enfuir. Fort heureusement l’incident a  lieu avant le vendredi 24 janvier 2020. Le soir tombé, rentrés des champs, les habitants de Garango sont informés de l’accroc.

Expédition punitive et représailles

Ils tiennent un conseil de guerre et décident d’une expédition punitive à Adahikro, le même jour. Informé,  le préfet fait dépêcher des agents de la brigade de  gendarmerie sur les lieux. Une présence qui dissuade les assaillants  de mener leurs représailles. Ce n’est que partie remise,  le 27 janvier 2020, armés de marchettes, d’armes blanches, ils attaquent Adahikro à la surprise générale. Le  bilan est lourd, 16 blessés, des domiciles incendiés.  Il faut le retour de la gendarmerie pour ramener le calme et apaiser les esprits.


Une correspondance particulière de Oumeak Yao

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