SITUATION SOCIOPOLITIQUE/GNAMIEN : « Faire passer un pyromane pour Superman, je ne peux pas avaler ; sans l’honnêteté, la compétence n’est rien »


« Faire passer un pyromane pour Superman, je ne peux pas avaler ;  sans l’honnêteté, la compétence n’est rien », dénonce le Président de [email protected] Nouvelle Côte d’Ivoire, Gnamien Konan, choqué et excédé face aux cris de détresse de la population que les tenants du pouvoir d’Etat refusent d’entendre.


Face à l’impréparation grossière et l’amateurisme dont fait preuve le gouvernement tel un novice devant le coronavirus, le Président de [email protected] Nouvelle Côte d’Ivoire, Gnamien  Konan, a mal. « En quasi confinement sanitaire, j’ai été quand même choqué. Alors… », se désole-t-il. Il poursuit pour mettre à l’index l’organisateur en chef de cet embrouillamini : « Quand vous voyez un Président à la tête d’un gouvernement de 54 Ministres, travailler 7 j sur 7, 24 h sur 24, croyez-moi, il passe une grande partie de ce temps à régler des problèmes que lui-même a créés ou qui ne regardent pas son pays et ses concitoyens. À qui la faute?».

Le Président de [email protected] Nouvelle Côte d’Ivoire ne se contente pas de désigner un coupable. Mieux il met le doigt sur la gangrène qui ronge la Côte d’Ivoire et que le régime refuse de prendre à bras le corps sans faiblesse, mais avec une haute d’idée de notre appartenance à une nation à voir grandir. « Un pays mis en lambeaux par une rébellion armée; un Président sortant est acquitté et qui risque de rentrer au pays ; un ancien Ministre et leader de jeunesse est acquitté et qui risque de rentrer au pays; un dossier à la CPI qui n’est pas encore fermé pour tout le monde ; un mandat d’arrêt international contre un ex-président de l’Assemblée Nationale qui ne prospère pas; des exilés et des prisonniers politiques; l’ex-président du pays le plus voisin en exil chez nous; une dette qui monte plus vite que les recettes fiscales », énumére-t-il.

Avant de souligner que « pour mettre tous les Ivoiriens sur le même pied d’égalité dans l’accès à la Fonction Publique, il faut retenir que le mérite pour les nominations, supprimer les frais des concours administratifs et d’inscription des nouveaux bacheliers, arrêter le racket organisé des populations par les départements ministériels ». Non sans interroger « est-ce qu’il faut veiller? ». Non sans égrener ce que l’ivoirien ou le président peut faire sans recourir à une force extérieure.

 « Pour empêcher les surfacturations, les fraudes et les évasions fiscales, supprimer les caisses noires et autres fonds de souveraineté, arrêter les gré à gré, faut-il être l’ami de Georges Soros? ; pour faire en sorte que la Côte d’Ivoire exporte du riz au lieu d’en importer, est-ce qu’il faut être admis à participer aux réunions du ku klux klan à Washington? ; pour faire en sorte que les Ivoiriens soient des fabricants de chocolats comme les Français sont fabricants de vin, faut-il être membre du conseil de sécurité? ;  pour combattre le pillage de notre sol et de notre sous-sol par des soi-disants clandestins, faut-il être tout le temps dans les airs? ; et pour s’attaquer et résoudre le problème du chômage des jeunes diplômés faut-il d’abord lire tous les journaux ivoiriens? » 

Comme réponse, Gnamien Konan s’en remet à son passage et à son bilan à la Douane, au ministère de la fonction publique et au ministère de l’enseignement supérieur. « Moi, devant témoins, preuves à l’appui, j’ai redressé la Douane ivoirienne, sorti tous les fonctionnaires fictifs de leur tanière, crée la seule université ivoirienne résiliente au Conoravirus, en CHANTANT.. », fait-t-il noter.

Avant d’inviter « le président à des choses concrètes ». Car « travailler des heures, pour aboutir à la situation socio-politique qui est la notre, j’avoue que je ne comprends pas », s’est-il désolé.

Au-delà, Gnamien Konan prend le peuple, son ami, à témoin et se déchaîne : « faire passer un pyromane pour Superman, cher ami, je ne peux pas avaler. Modestie pour modestie, à sa place, je t’aurais arraché la parole. À ce niveau, en ce siècle, trop était encore trop. Tu nous as ramené au temps du Nannaïsme des Balla Keita et autres Fologo. Comme quoi, les diplômes universitaires et la compétence technique ne suffisent pas.Désolé, mon ami, en voulant introduire quelqu’un de force dans l’histoire, tu t’en es toi-même définitivement exclu. Quel beau gâchis. »


Aristide YAHAULT

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