COVID-19 : ces solutions made in Africa


Face à la crise du COVID19, les chercheurs du continent proposent des alternatives endogènes. Regard sur ces solutions made in Africa.


Des remèdes fabriqués en Afrique, par des Africains, pour des Africains. Face à la pandémie du COVID-19, les chercheurs du continent proposent des solutions. En Côte d’Ivoire, Albert Mabri Toikeusse, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a récemment annoncé la production d’une tisane « à caractère préventif que pourront consommer des personnes qui ont été en contact avec une personne déclarée positive ». Le remède est pour l’instant en phase expérimentale. Si les tests se révèlent concluants, il sera mis à la disposition du grand public.

Le défi du docteur Valentin Agon

Au Bénin, le docteur Valentin, en dépit de la polémique, soutient mordicus l’efficacité de l’Apivirine contre le virus. Invité de l’émission « Le débat africain » de RFI, le dimanche 19 avril 2020, il demande aux Etats du continent d’expérimenter sa potion. « Je voudrais lancer un défi à tous les pays africains. Je voudrais donner 10 boites d’Apivirine dès demain (ndlr : ce 20 avril 2020) à tous les États africains, pour y soumettre 10 malades. On verra le résultat une semaine après. Quand les preuves parlent, la bouche se tait », lance-t-il avec assurance. Selon l’inventeur, il suffit de 3 à 5 jours à l’Apivirine pour qu’une personne contaminée au COVID-19 soit déclarée négative.

Rajoelina valide le Covid organics

Sur la grande île, à Madagascar, le Covid organics, un remède préventif et curatif conçu à base de l’Artemisia a reçu l’aval du chef de l’Etat Andry Rajoelina.  « Les essais effectués avec le remède à base d’Artemisia conçus par les chercheurs malagasy de l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA), ont été concluants. » A annoncé, à la télévision nationale, le chef de l’Etat. La production à grande échelle du remède qui se présente sous la forme d’une tisane, devrait démarrer instamment. Conséquence, ce 20 avril 2020, un déconfinement progressif est prévu. Ainsi qu’un « retour à la normale des activités de 06h à 13h00 ». Le port du masque demeure cependant obligatoire. Le gouvernement malgache a en effet décidé d’une distribution gratuite. La semaine prochaine, le 27 avril, les contrevenants à cette décision  se verront infliger des travaux d’intérêt général, en guise de peine. On le constate, l’Afrique ne veut plus être réduire au rôle de spectateur dans la bataille contre le COVID-19.


Y.T

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