PATRICK ACHI A LA PRIMATURE : Ouattara déjà dans l’après octobre 2020. www.civnewsafrik.net l’a annoncé il y a un mois


Dans un article publié le 13 mai 2020, l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique évoquait le prochain remplacement de Amadou Gon Coulibaly par Patrick Achi à la primature. Cette information révélée par www.civnewsafrik.net, il y a un peu plus d’un mois est symptomatique de l’état d’esprit de Alassane Ouattara. Le chef de l’Etat sortant reste profondément convaincu que la présidentielle d’octobre 2020, ne sera qu’une simple formalité. Persuadé de la victoire de son clan, dès le premier tour !

Sous le titre, « vice-présidence de la République, voici le choix de Ouattara » ; paru sur son site le 07 avril 2020, www.civnewsafrik.net dévoilait les plans de Ouattara pour l’après présidentielle 2020. Outre le nom du successeur de Daniel Kablan, le site indiquait que sur les petits papiers du chef de l’Etat, « figurent également deux noms pour la primature (…) La primature se jouera entre Patrick Achi, l’actuel secrétaire général de la présidence de la République et Hamed Bakayoko, le ministre de la Défense. »

Relire l’article.

La présidentielle, une simple formalité

Féru du jeu d’échecs, confiant dans sa bonne étoile, Alassane Ouattara plus que jamais convaincu de son singulier destin, anticipe. Dans son entendement, la présidentielle d’octobre 2020 ne constitue qu’une simple formalité ! Par conséquent, déroule-t-il son plan. Histoire de toujours disposer d’une longueur d’avance sur ses adversaires et conserver le respect et l’admiration de ses partisans.

Achi et non Hamed

Les fondements du  choix de Patrick Achi au détriment de Hamed Bakayoko se trouvent dans cette célèbre citation de Chateaubriand ; « L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime. » Ouattara dénie à son ministre d’Etat la compétence de ses ambitions. Il le juge pas taillé pour l’emploi encore moins la magistrature suprême.

A l’inverse de Patrick Achi avec qui, il a en commun la langue de Shakespeare. « Il leur arrivait, à l’époque, de ne converser qu’en anglais pour ne pas être compris en présence de certains membres du gouvernement », témoigne un habitué du palais. En outre, les aptitudes techniques du secrétaire général de la présidence, homme de dossiers, ne souffrent d’aucune contradiction.

C’est ce qui explique que l’intérim assuré par Hamed Bakayoko n’ait pas été acté par un décret. Comme celui de Ally Coulibaly aux Affaires étrangères ou Goudou Raymonde à la Culture et à la francophonie. Procéder différemment équivaudrait confirmation. Le chef de l’Etat ne l’entendait pas de cette oreille.


Y.T

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