AKWABA-CITY/CONFLIT FONCIER A EBIMPE: le président de l’ONG Terre de l’Homme accuse Touré Ahmed Bouah de prédateur foncier


Le président de l’ONG Terre des Hommes (TDH), Laurent Yoro Léziah, n’est pas content. Lui, qui a permis à Touré Ahmed Boua, sorti de prison sous condition suspensive, de renouer le contact avec les villages d’Ebimpé, de Akoupé Zeudji. Aujourd’hui il accuse Le patron de SOPHIIA, Touré Ahmed Bouah, d’être un prédateur foncier se disant opérateur économique, un affabulateur qui n’hésite pas à induire les autorités  gouvernementales en erreur en leur présentant des actes qui rusent avec la réalité des faits pour qu’elles lui signent, à son profit, d’autres documents qui ne pourront prospérer sur le terrain. C’était vendredi dernier face aux journalistes à la maison de la presse, au plateau.


C’est le cas dans le dossier de réserve foncière portant sur 7216 hectares dans plus de 30 villages Attié dans la Sous-préfecture d’Anyama.

« Touré Ahmed Bouah dit avoir reçu de la part du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Koné, par arrêté N° 19 005 du 25 juillet 2019, une réserve foncière de 7216 hectares pour son projet Akwaba City.  Et le ministre Bruno Koné de prendre la parole, lorsque ce tollé a été levé, pour dire : oui j’ai donné cet arrêté à Ahmed Bouah à l’effet de l’aider, par le biais de cet arrêté, à aller chercher de l’argent pour la réalisation de son projet. Pour réaliser ce projet, il lui faut de l’argent. Et pour avoir de l’argent, il faut que l’Etat de Côte d’Ivoire le soutienne par le moyen de cet arrêté qui, au moins, dit que Touré Ahmed Bouah était avec le ministre. C’est ce que nous appelons la perte du latin d’une personnalité de rang », a regretté le conférencier qui a poursuivi en s’interrogeant : « pourquoi ? ».


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En effet dira –t-il : « il y a ici des instruments que l’Etat a mis en branle. Lorsqu’on veut aller dans un village pour s’approprier une parcelle de terre, selon notre constitution, la démarche dit qu’il faut purger les droits coutumiers, rendre la chose possible ou procurer de l’Etat avant que l’Etat n’enlève la parcelle pour donner à qui il veut. Mais la chose ne reste pas dans les mains des villageois et vous donner un papier à un individu à l’effet d’aller chercher de l’argent pour réaliser un projet aussi rocambolesque ».  Et d’ajouter : « cet élément-là, nous l’avons appris dans tous les journaux. J’ai personnellement interpelé Touré Ahmed pour lui demander de quoi encore il s’agit petit frère ? Touré Ahmed Bouah est resté dubitatif. C’est le même langage qu’il a tenu aux journalistes qu’il m’a tenu. Je lui ai dit je prends acte ».


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Pour M. Yoro Leziah Laurent, Président de l’ONG Terre de l’Homme, ce n’est pas juste que « Akwaba City de SOPHIA de Touré Ahmed Bouah fasse grief aux intérêts de droits coutumiers de 33 villages Attié dans la sous-préfectures de Anyama.  Toutes choses qui a amené les villageois à soupçonner, de façon répétitive, un génocide sur leur terre. C’est une dénonciation et une suspicion légitime des villageois surtout que le ministre lui-même a donné un document à un opérateur à l’effet d’aller chercher l’argent et venir réaliser « un projet d’intérêt public et national … C’est un problème ! Le ministre qui prend sur lui de signer une telle décision prouvant que ces parcelles lui sont destinées sans passer par le conseil des ministres ! C’est une erreur administrative. Pourquoi ne pas faire passer cette décision en conseil des ministres si tant est que SOPHIA est une société crédible que l’on sait capable de réaliser une telle grande chose ? »

Par ailleurs, note Laurent Yoro Leziah, Président de l’ONG Terre de l’Homme, dans “Akwaba City” Touré Ahmed Boua a «  la manie de tromper la perspicacité des gouvernants et à continuer dans son forfait ».

Aussi martèle-t-il “Akwaba City  fait grief aux intérêts du droit coutumier d’Ebimpé et Anyama Zrédji ainsi que trente et un autres villages d’Anyama.”

Au surplus, a-t-il précisé Touré Ahmed Bouah doit plus de  “cinq milliards de francs CFA  aux villages d’Ebimbé, Akoupé Zeudji, même si des démarches ont été faites à l’insu des ayant droits à travers des méthodes peu  orthodoxes“.


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 “Le mal est là. Il est rampant.  Plus de 800 millions FCFA  ont été distribués à certaines personnes dans ces contrées au fin de les liguer contre leurs populations, leurs frères sans qu’elles ne soient des propriétaires terriens, dont Affa Domminique », charge encore Laurent Yoro Leziah, Président de l’ONG Terre de l’Homme.

Ahmed Boua est quelqu’un qui se tague de grandes puissances dans son milieu. Nous ne trouvons pas mieux que saisir le chef de l’Etat, le président Alassane Ouattara, pour aplanir le différend à l’effet d’éviter que l’étincelle allumée par Touré Ahmed Bouah devienne un brasier“, a plaidé le président de l’ONG .


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Convaincu que Alassane Ouattara acceptera la médiation dans ce dossier que le droit classique ne saurait conclure, Laurent Yoro Léziah a lancé un vibrant appel au chef de l’Etat afin “d’intervenir, s’approprier ce dossier, stopper net cette forme d’imposture et sauver des vies à plus d’un titre“.

Pour rappel, l’ONG Terre des Hommes intervient sur saisine ou auto-saisine dans tous les cas de conflits fonciers aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain en Cote d’Ivoire.


A.T

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