3ème MANDAT/SIDI TOURE ET KONE BRUNO: « C’est le premier mandat sous la troisième république », et pourtant…


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Le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ne finira pas d’étonner ceux qui ont un minimum de bon sens. Hier, pendant la campagne pour le vote de cette constitution, tous étaient unanimes sur un point : « le président Alassane Ouattara ne peut pas se représenter pour un troisième mandat ». Aujourd’hui et comme des robots ils chantent à l’unisson que « c’est le premier mandat du président Ouattara » sous la troisième république


Après la déclaration de candidature du Président sortant, le président Alassane Ouattara, pour un troisième mandat, là où la constitution le lui interdit en ses articles 55 et 183, tout fonctionne au RHDP comme un jeu de rôles savamment orchestré pour expliquer cette forfaiture.

« C’est le premier mandat de la troisième république » chantent en chœur les ministres Koné Bruno et Sidi Tiémoko Touré du gouvernement du Premier ministre, Hamed Bakayoko, respectivement ex-porte-parole du gouvernement et porte-parole du gouvernement en fonction. Même dans un cirque où l’objectif recherché reste le divertissement ces justifications et explications passeraient difficilement.

Et pour tenter de couvrir ses propos d’un vernis légal, on se défausse sur le conseil constitutionnel. « Le débat doit être serein, car il reviendra au Conseil constitutionnel, le juge suprême des élections présidentielles, de trancher définitivement cette question », a déclaré Sidi Tiémoko Touré, le ministre de la Communication et des médias. Et pourtant le conseil constitutionnel comme les autres institutions ivoiriennes, par son vécu, n’est pas sans reproche.


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Que dire alors des déclarations sur les chaines de télévisions internationales du ministre Cissé Bacongo, ex conseiller juridique du président Ouattara, pendant la rédaction et la campagne d’explication de cette constitution ? Voir vidéo.  

Que penser des déclarations du Garde des Sceaux actuel, ministre de la Justice, Sansan Kambilé, qui, face aux députés, à l’occasion du vote de cette loi portant constitution, déclarait que jamais la constitution ne permettra au Président Ouattara de se porter candidat pour un troisième mandat ?

Que penser de la déclaration du ministre Bruno Koné, à l’époque porte-parole du gouvernement qui, la main sur le cœur, déclarait à ‘’Le Patriote’’ que le président Alassane Ouattara ne ferait pas un troisième mandat parce que la constitution ne le lui permet pas ?

Que disent-t-ils aujourd’hui alors que le président Ouattara vient de se porter candidat ? Comme des amuseurs publics et des animateurs de cirque, ce sont les mêmes qui, sur les télévisions nationales, expliquent et justifient cette trahison, cette violation de la loi fondamentale. Politique du ventre…

A.Y.

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