PRESIDENTIELLE/GNAMIEN : le parrainage a servi à casser des opposants, le pouvoir a choisi ses adversaires…il violera les résultats


« Le pouvoir a choisi ses adversaires. Il a violé la Constitution. Il violera nécessairement le résultat des élections », constate Gnamien Konan de L@ Nouvelle Côte d’Ivoire. Et comme Marcel Amon Tanoh, Mamadou Koulibaly, Albert Mabri Toikeusse, les jeunes loups de l’opposition, ont un seul grief après leur élimination par le Conseil constitutionnel pour insuffisance de parrainage. « Ici, se trouve le FAUX grossier. Le crime, comme toujours, n’a pas été parfait.  Il est grotesque et suscite en nous un mélange d’indignation, de colère, mais surtout de tristesse et de honte pour notre pays, pour nos concitoyens », a déclaré Gnamien au cours de sa conférence de presse le jeudi 17septembre.


LA DECLARATION LIMINAIRE DE GNAMIEN KONAN


« Je voudrais saluer et remercier mesdames et messieurs les journalistes pour votre présence, en réponse à notre invitation.  Je voudrais saluer également les responsables et les militants de L@ NOUVELLE CÔTE D’IVOIRE qui ont accouru ce matin pour chercher à comprendre les raisons du rejet de notre candidature à l’élection présidentielle par le Conseil Constitutionnel.  Merci pour votre présence réconfortante, chers compagnons.

Le Conseil Constitutionnel a déclaré irrecevable, le lundi 14 septembre 2020, notre candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, au motif que nous avons obtenu le parrainage de 1% de l’électorat local que dans 10 régions ou districts sur 17 exigés par le code électoral. Nous disons haut et fort que le Conseil Constitutionnel ne dit pas la vérité. Il a simplement usé de FAUX pour nous éliminer de la compétition.  Nous vous avons convié ce matin pour vous le démontrer.

Nous avons procédé au dépôt de notre candidature, au siège de la CEI, le lundi 31 août 2020 à 17h 30mn. Au nombre des dossiers se trouvait la liste de 36222 parrains, sous formes papier et numérique, recueillis dans 18 régions ou districts. Nous sommes allés au-delà de 1% de l’électorat local et des 17 régions ou districts requis pour anticiper sur le risque de parrainage multiple interdit par le code électoral.

« Le Conseil Constitutionnel nous a formellement notifié, le 10 septembre, que nous avions bouclé le parrainage dans 12 régions ou districts sur les 17  exigés »

Par courrier en date du 10 septembre 2020, le Conseil Constitutionnel nous a notifié le rejet de 4625 parrains présents sur plus d’une liste de parrainage dans les 18 régions que nous avons choisies. La notification précise, par ailleurs, que le pourcentage de parrains recueillis dans 12 régions est supérieur ou égale à 1 %. Le Conseil Constitutionnel, il convient de le répéter, nous a donc formellement notifié, le 10 septembre,  que nous avions bouclé le parrainage dans 12 régions ou districts sur les 17  exigés.

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En définitive, les  rejets ont été sans grand dommage car ils correspondent, à 209 unités près, au nombre de parrains que nous avions en réserve par anticipation. Autrement dit, il nous restait à réunir, en 48h, seulement 209 parrains dans 5 régions répartis comme il suit:

Gôh: 6;

Gontougo: 4;

N’zi: 57;

Sud-Comoé: 122;

District Autonome de Yamoussoukro :20.

Dans les délais légaux prescrits, soit 48h, nous avons comblé notre déficit de parrains, largement au-delà des 209 exigés, par mesure de précaution.  Dans cette logique prudentielle, nous avons également comblé le déficit, au-delà du raisonnable, dans la 18ème région de réserve, la Marahoué. le tableau en annexe reprend ces données qui ont été déposées au Conseil Constitutionnel le 12 septembre .

« Nous avons comblé notre déficit de parrains, largement au-delà des 209 exigés, par mesure de précaution. De 12 régions consolidées par le Conseil Constitutionnel lui-même,  nous sommes ramenés à 10 par le même Conseil »

Nous avons donc bouclé, en bonne et due forme,  le parrainage sur 18 régions.  Que s’est-il passé du 12 au 14 septembre pour que le Conseil Constitutionnel se dédise si grossièrement et invalide notre candidature, au motif que nous n’avons obtenu le parrainage citoyen que dans 10 régions ou districts? De 12 régions consolidées par le Conseil Constitutionnel lui-même, nous sommes ramenés à 10 par le même Conseil, alors que nous avons fait le nécessaire pour valider 18 régions ou districts. 

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Ici, se trouve le FAUX grossier. Le crime, comme toujours, n’a pas été parfait.  Il est grotesque et suscite en nous un mélange d’indignation, de colère, mais surtout de tristesse et de honte pour notre pays, pour nos concitoyens.

C’est le lieu de remercier les nombreux électeurs qui nous ont offert ce parrainage. Nous avons été volés,  nos parrains et nous-mêmes,  par le Conseil Constitutionnel qui nous prive du  droit élémentaire  de faire à nos concitoyens notre offre politique,  pour l’avènement de LA NOUVELLE CÔTE D’IVOIRE de tous nos voeux.

« Le parrainage a servi finalement à casser des adversaires, des opposants. Le pouvoir a choisi ses adversaires. Il a violé la Constitution. Il violera nécessairement le résultat des élections ».

Tant de débauche d’énergie imposée par ce parrainage pour si peu de résultat positif. Le parrainage a servi finalement à casser des adversaires, des opposants. La mise en œuvre du parrainage aurait pu être très simple. Avec un peu de bonne volonté et de générosité en réflexion, une plate-forme numérique créée par la CEI aurait permis à chaque candidat de rentrer les données sur ses parrains à partir de son quartier général.

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C’était d’abord une CEI non consensuelle, ensuite un code électoral taillé sur mesure par ordonnance et une liste électorale inacceptable.  C’est enfin un Conseil Constitutionnel aux ordres. La boucle est bouclée. Le pouvoir a choisi ses adversaires.  il a violé la Constitution. Il violera nécessairement le résultat des élections. Au vu de tout ce qui précède:

« Des élections crédibles ne peuvent pas se tenir le 31 octobre prochain, avec en lice un candidat à un 3ème mandat anticonstitutionnel »

1-Nous réaffirmons que des élections crédibles ne peuvent pas se tenir le 31 octobre prochain, avec en lice un candidat à un 3ème mandat anticonstitutionnel ;

2-Nous demandons en conséquence au président Henri  Konan BÉDIÉ , candidat du PDCI,  notre allié au sein de la plateforme CDRP, au Premier  ministre Pascal AFFI N’Guessan, candidat du FPI et à l’Honorable KOUADIO Konan Bertin de renoncer à aller à l’élection en compagnie d’un candidat qui viole la constitution”.


GNAMIEN Konan, Président de L@ NOUVELLE CÔTE D’IVOIRE.

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