DAOUKRO: la CEI locale saccagée et le matériel informatique calciné ; des tirs nourris, deux colonnes de l’armée assiègent la ville

A moins de quatre jours de la tenue de la présidentielle ivoirienne, la crise préélectorale induite par le mot d’ordre de désobéissance civile, elle-même imposée par le viol de la constitution opéré par Alassane Ouattara, va crescendo. Objectif, contraindre le pouvoir au dialogue pour un report du scrutin. Ce matin, Daoukro, la ville du candidat Henri Konan Bédié, retient son souffle. Et pour cause, elle est  prise en tenaille par deux colonnes de l’armée.

 

En effet très tôt ce matin, le siège local de la Commission Indépendante Electorale (CEI) a été saccagé par des individus non identifiés qui ont incendié tout le matériel informatique.
A l’instar de Bongouanou, Daoukro était sur pied depuis hier pour dire Non au troisième mandat. Les voies d’accès d’entrée et de sortie de la ville étaient bloquées par les manifestants dits auto-Défense. Les véhicules accèdent à la ville après négociations.

C’est dans ce contexte que deux colonnes de l’armées suréquipées ont fait leur entrée à Daoukro ce matin. Le reste, c’est la chasse à l’homme et des tirs nourris d’un mélange de gaz lacrymogène et de balles. Daoukro va-t-elle être une ville assiégée ?

A Kotobi et  à Abongoua, dans la région Bongouanou, la nuit du 26 au 27 octobre fut longue. Des cargos chargés de militaires se rendant à Daoukro ont été ralentis aux entrées desdites villes par des manifestants d’auto-défense qui n’entendaient pas les laisser franchir les lignes de leurs villes. Les militaires ont utilisé les grands moyens pour les disperser à l’aide des tirs de gaz lacrymogène et ont finalement pu poursuivre leur chemin. D’où la présence de ces deux colonnes de l’armée à Daoukro ce jour. Ce matin encore, contrôler les entrées et les sorties de ses villes afin d’éviter que des intrus, tels que des microbes et autres miliciens du régime, ne les envahissent, est devenu une obsession. D’où le grumier utilisé par endroit pour bloquer les routes.

Que dire du reste du pays :

Sur la voie Yopougon – Dabou, un dispositif sécuritaire renforcé au niveau de l’ancien barrage après lièvre rouge. Evitez la zone.

A la riviera 2, un bus Sotra en feu au niveau de la résidence d’ALPHA BLONDY. Evitez la zone.

Sur la voie Abobo –Adzopé, un  dispositif sécuritaire renforcé au niveau corridor d’Anyama.

A Yopougon Gesco, un barrage de contrôle érigé par le Forces de l’ordre.

 

A.Y

 

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