CRISE POSTELECTORALE : un député français interpelle Le Drian, « il ne me semble pas envisageable de trouver une sortie de crise sans l’opposition »

« Monsieur le ministre, la France doit jouer un rôle. Non pas celui de l’ingérence, comme il y a dix ans, mais de puissance diplomatique au service de la paix, de la justice et de la démocratie… il ne me semble pas envisageable de trouver une sortie de  crise sans l’opposition qui représente une grande partie du peuple ». C’est l’interpellation adressée à Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères de la France, Ami de Alassane Ouattara par le député français Jean Paul LECOQ.

 

Le Député de la Seine Maritime 12, rue Michel  Gauthier, 76 600 Le Havre, Jean Paul LECOQ, commence par souligner  que “la situation en Côte d’Ivoire inquiète au plus haut point, et laisse entrevoir les pires situations, ravivant les traumatismes d’une confrontation violente d’une guerre civile”. S’adressant alors au ministre Yves Jean Le Drian,  il indique “vous conviendrez avec moi qu’il n’est pas souhaitable pour personne que ivoirien s’effondre dans une effusion de sang et que, par conséquent, il est nécessaire que la diplomatie française puisse œuvrer en faveur d’une médiation par  l’intermédiaire de l’ONU en lieu avec l’Union Africaine pour sortir de cette crise par les mots et non par la répression, les armes et la violence”. 

Poursuivant, le député français explique que ” cette mobilisation diplomatique ne peut se faire sans l’opposition politique  ivoirienne qui a boycotté le scrutin du fait , notamment, de l’illégalité originelle du troisième mandat d’Alassane Ouattara, selon la constitution qu’il avait imposée lui-même en 2016.”

La Côte d’Ivoire “désormais en proie à des pressions, à des engagements et à des séquestrations, l’opposition est muselée et opprimée. Or, il ne me semble pas envisageable de trouver une sortie de crise  sans cette opposition qui représente une grande diversité d’idéologies ainsi qu’une grande partie du peuple ivoirien.” 

Dénonçant les séquestrations de président Henri Konan Bédié, de Pascal Affi N’Guessan, de Assoa Adou, et de tous les leaders de l’opposition, le député français croit que cette situation pourrait entrainer la Côte d’Ivoire dans un point de non-retour.

Aussi le député interpelle-t-il le ministre Jean Yves LE DRIAN : “Monsieur le ministre, la France doit jouer un rôle. Non pas celui de l’ingérence, comme il y a dix ans, mais de puissance diplomatique au service de la paix, de la justice et de la démocratie… La France doit agir sans plus attendre pour qu’Alassane Ouattara dialogue avec son opposition pour combler, autant que faire se peut, le vide démocratique créé par cette élection présidentielle inconstitutionnelle, plutôt que de la réprimer.”

 

CI-DESSUS LE COURRIER DU DEPUTE  PCF, JEAN PAUL LECOQ

 

 

 

 

 

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