DIALOGUE POLITIQUE : à quand la libération des opposants( Guikahué, Affi etc.) et la levée des séquestrations des résidences

Les Présidents Ouattara et Bédié ont brisé la glace de méfiance pour mieux se retrouver et discuter pour rechercher la paix. Comment cela peut-il être possible quand Maurice Kakou Guikahué et les autres membres de la direction du PDCI-RDA, Pascal Affi N’Guessan, Pulchérie Gbalet sont toujours détenus et les leaders de l’opposition restent sous séquestration ? Quelle logique poursuit le président Ouattara qui entend être le président de tous les ivoiriens.

 

C’est un secret de polichinelle, si la situation sociopolitique devrait rester en l’état, il faut déplorer que le dialogue opposition-parti au pouvoir accepté à postériori par Alassane Ouattara soit mal engagé.

A contrario, comment le président Henri Konan Bédié pourrait-il aller à une table de discussion sans les membres de son cabinet d’une part, et les membres initiateurs du mot d’ordre de désobéissance civile et fondateurs du comité national de transition d’autre part ?

En effet et s’il est sincère, comment le président de la république peut-il quémander le dialogue pour la paix, « la chose la plus chère à tous les deux (NDLR : Ouattara et Bédié) et à tous les ivoiriens », et ne pas se donner les moyens pour l’atteindre ?  Entendu que le meilleur moyen de créer les conditions de la survenance de cette paix est, au minima, l’élargissement des prisonniers du PDCI-RDA dont Guikahué, la libération de Pascal Affi N’Guessan, et la levée des séquestrations des résidences des leaders de l’opposition (voir ci-dessous la déclaration des avocats des leaders de l’opposition). Le tout, sans oublier la fin des menaces et autres intimidations contre les leaders de l’opposition.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DES AVOCATS DES LEADERS DE L

 

Après « l’entretien fraternel » qu’il a eu avec son aîné Henri Konan Bédié « pour rétablir la confiance et faire en sorte que la Côte d’Ivoire soit en paix », comment garderait-il les autres leaders du PDCI-RDA et de l’opposition en détention et sous séquestration alors qu’il a levé le blocus de la résidence de Henri Konan Bédié ?

Comment voudrait-il que cela soit interprété ?  Car en le faisant, il donnera de l’eau au moulin de ceux qui pensent que c’est à son corps défendant qu’il parle de dialogue pour rechercher la paix. Mais qu’à la vérité, il chercherait un peu d’air frais pour son pouvoir devenu brulant du fait de la violence et des centaines de morts qui constituent son fondement.

 

En attendant, la montre qu’il a lui-même engager dans cette recherche de la paix, pour sortir la Côte d’Ivoire de la violence, et de la terreur imposées par les microbes, pompeusement baptisés enfants en conflit avec la loi, reste son meilleur allié ou  son meilleur ennemi.

A.Y