CÔTE D’IVOIRE: l’opposition enterre ses martyrs tués par les milices RHDP pour s’être opposés au viol de la constitution

De Daoukro à Bonoua en passant par Sikensi, M’Batto, Dabou etc. l’opposition a enterré ce samedi 21 novembre 2020 ses martyrs tués par les milices RHDP pour s’être opposés au viol de la constitution et au troisième mandat de Alassane Ouattara. 

 

A Daoukro, les populations, avec à leur tête le Général Ouassenan Koné et les responsables du PDCI-RDA de la région de l’Iffou, ont rendu un hommage au jeune N’Guessan Koffi Toussaint décapité par les pro-Ouattara le 09 novembre 2020 au quartier Sozoridougou (Daoukro) à l’occasion des manifestations de la désobéissance civile. Kouassi Yao Jean, tué le 9 novembre 2020 à Daoukro et Coulibaly Ibrahim, décédé le 11 novembre 2020 à Daoukro ont aussi reçu les hommages des délégations de l’opposition et de la population. Après les hommages, les jeunes hommes martyrs accompagnés par les populations ont été portés en terre.  Le jeune Toussaint laisse derrière lui 2 enfants inconsolables.

Leur crime, à l’instar des plus de 80 morts dénombrés depuis la crise préélectorale jusqu’à ce jour, s’être opposés au viol de la Constitution ivoirienne et au troisième mandat.

Ainsi à Dabou, Esmel  Meless Dominique a été accompagné à sa dernière demeure par les populations et les responsables politiques de cette localité, tout comme Kadjo Kadimasso Junior, abattu le 1er novembre  à Gomon (Sikensi), N’guessan Békoin Auguste, tué par balle le 10 novembre 2020 à M’Batto.

A Bonoua, Ekra Morel, tué par balle le 19 octobre 2020 à Bonoua a été accompagné à sa dernière demeure par la populations qui, révoltée,  ont transformé cette occasion une manifestation contre la France en brulant le Drapeau de la France.

 

A.Y

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