GENDARME PORTE DISPARU : « 98 personnes interpellées et 44 téléphones portables saisis pour enquête »( le procureur Adou Richard)

«98 personnes ont été interpellées »  dans le district de Yamoussoukro dont huit élèves-maîtres du Cafop de Yamoussoukro en stage à Bonzi, un village du District par des Forces de l’ordre ;  et 44 téléphones portables saisis pour enquête. Les auditions de ces personnes permettront d’identifier les auteurs » de la disparition du gendarme à Yamoussoukro.

 

Dès que le communiqué du procureur de la république, Adou Richard, a été porté à la connaissance des ivoiriens, des voix ont commencé à s’élever. C’est le cas du président la plateforme nationale de la fonction publique ?

Théodore Zadi Gnagna écrit sur son compte facebook « nous venons d’apprendre avec consternation et indignation que huit élèves-maîtres du Cafop de Yamoussoukro en stage à Bonzi, un village du District ont été enlevés hier nuit, par des Forces de l’ordre. Selon des informations recueillies sur place, ces instituteurs font partie des jeunes arrêtés ces jours-ci dans la Région suite au décès d’un gendarme abattu lors des événements malheureux que notre pays a connu pendant les élections. Ils auraient été transférés à Abidjan pour nécessité d’enquête », note Théodore Zadi Gnagna.

Avant de s’inquiéter : « il est tout même curieux que des fonctionnaires stagiaires soient interpellés de cette façon sur leurs lieux de travail.  Nous invitons par conséquent les Autorités ivoiriennes à mettre tout en œuvre pour que nos camarades soient libérés au plus vite ».

Au demeurant, cette faitière des fonctionnaire estime  « qu’en tout état de cause, nous suivons de très près cette affaire en relation avec les responsables syndicaux du District de Yamoussoukro ».

 

CI-DESSOUS LE COMMUNIQUE DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE D’ABIDJAN

 

Le samedi 31 octobre 2020, un convoi de trois véhicules à bord desquels se trouvaient trois chauffeurs et trois agents des forces de l’ordre affectés à la sécurité du Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, avait été pris à partie dans le village de Zatta, sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro, aux environs de 16 heures.

Arrivés à un barrage, les agents du Ministère du Budget avaient essayé de négocier la levée des barricades afin de poursuivre leur voyage.

Ces individus, surexcités, avaient alors tenté d’incendier les véhicules avec leurs occupants à bord, après en avoir crevé les pneus.

Ces agents réussissaient à s’extirper de ce traquenard avant d’essuyer des tirs nourris qui avaient atteint l’un des leurs à la tête pendant que les autres s’échappaient en gagnant la brousse voisine. Au triste bilan de cette agression terroriste, l’on note les trois véhicules du Ministère du Budget incendiés et un agent, l’Adjudant SANOGO Seydou, porté disparu.

Face à ces faits d’une particulière gravité, la Gendarmerie nationale a entrepris de retrouver l’agent disparu. C’est ainsi que les enquêtes menées ont abouti à l’indication d’une sépulture sommaire faite à quinze (15) mètres de la route principale entre les villages d’Abouakouassikro et de Bonzi, à quelques encablures du lieu de l’attaque. Cette sépulture serait celle de l’Adjudant SANOGO Seydou.

La sépulture ouverte en présence du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bouaké permettait de constater la présence d’un corps humain calciné, à la boite crânienne éclatée, sommairement enseveli dans un linceul blanc. 98 personnes ont été interpellées et 44 téléphones portables saisis pour enquête. Les auditions de ces personnes permettront d’identifier les auteurs, les complices et les commanditaires de cette barbarie. Le corps découvert a été dirigé sur Abidjan en vue d’une autopsie médico-légale afin de déterminer les causes de la mort.

C’est le lieu, pour le Procureur de la République, d’indiquer que les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour faire toute la lumière sur les incidents graves survenus avant, pendant et après l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Il tient à assurer l’opinion nationale et internationale que toutes les localités où ces faits d’une particulière gravité se sont produits sont concernées par les enquêtes ouvertes.

Le Procureur de la République tient enfin à appeler les uns et les autres à la retenue, à la pondération et à la responsabilité afin de préserver les vies humaines.”

Fait à Abidjan, le 21 novembre 2020

 

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