Me BRIZOUA-BI AU PRESIDENT OUATTARA : « lorsque la justice n’existe que pour une partie, elle cesse de l’être et menace la paix . »

« L’Etat de droit est une réalité vivante dans un pays lorsque la primauté est accordée au droit. Sans le respect de l’Etat de droit, la signature d’un Etat perd sa crédibilité ». Car « la justice, pour être juste, doit être la même pour tous. Lorsque la justice n’existe que pour une partie, elle cesse de l’être et menace la paix .»

C’est la conviction profonde de Me Brizoua Bi. C’est à juste titre que dans cette lettre ouverte au président de la république, relativement à la crise pré et postélectorale, l’avocat au barreau ivoirien poursuit pour dire que « le droit est la première route à suivre pour atteindre la paix .» Partant, « il est donc regrettable lorsque, par exemple, l’Etat est condamné par une juridiction internationale, en occurrence la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples à laquelle il est encore membre, qu’il refuse de se soumettre au verdict des juges… »

 

Prenant les propos du magistrat Mamadou Koné à son compte, Me Brizoua-Bi  insiste « …disons-nous la vérité et reconnaissons que par la faute de certains d’entre nous, le peuple au nom de qui nous rendons la justice et qui est notre juge, n’est pas loin de nous retirer sa confiance, si ce n’est déjà fait. La Côte d’Ivoire est entrain de rebondir, mais il suffirait d’une décision de justice malheureuse, une seule, bien relayée par la presse et par internet pour briser cet élan. Malheur donc à celui par qui un tel scandale arrivera. »

Alors qu’on ne s’y attendait pas, constate l’avocat, « aujourd’hui encore, il est relevé malheureusement que, comme en 2010, suite à une décision du Conseil constitutionnel présidé cette fois par l’auteur de la déclaration précitée, la paix sociale est gravement troublée, l’unité nationale ébranlée et le sang d’innocents versé. » Tout en soulignant que « la valeur des vies humaines perdues ne pourra jamais être indemnisée », Me Brizoua-Bi interpelle le Président Alassane Ouattara :« lorsque la justice ensanglante et sème les germes de la guerre dans un pays, c’est qu’elle est malade. Vous avez le pouvoir et le devoir de la guérir, pour sauver ce pays de l’abîme. » Et de conseiller « la justice, pour être juste, doit être la même pour tous. Lorsque la justice n’existe que pour une partie, elle cesse de l’être et menace la paix .»

 

CI-DESSOUS L’INTEGRALITE DE LA DECLARATION DE Me BRIZOUA-BI

 

Plaidoyer pour la Justice et l (1)

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