OUATTARA EN FRANCE : le dialogue politique piétine, Alassane Ouattara s’est envolé pour Paris

Le président Alassane s’est envolé pour Paris le vendredi 27 novembre alors que la crise préélectorale et postélectorale que vit la Côte d’Ivoire persiste. Même que le dialogue politique qu’il a lui-même initié est au point mort.

C’est une constance depuis 2010 qu’il est au pouvoir, les déplacements privés du président ivoirien ont toujours été priorisés par rapport aux défis de la nation ivoirienne.

Aujourd’hui encore, alors que la Côte d’Ivoire peine à sortir d’une crise électorale qui n’a pas encore dit son dernier mot, en partie par la faute du chef de l’Etat qui travaille aux ambitions de son clan avant de remettre la nation arc-en-ciel, de qui dépend cette ambition,  sur les rails de la cohésion sociale, Alassane Ouattara a, de nouveau, foulé le sol Parisien.

Celui qui a vu son élection à la présidence ivoirienne confirmée par le Conseil constitutionnel avec 94,27% des suffrages exprimés et un taux de participation officiel de 53,90% contre 10%, à en croire de nombreux observateurs, se trouve en France pour un séjour privé. Un séjour privé, un séjour fait de repos, donc de vacances. “Le Président de la République, Alassane Ouattara, a quitté Abidjan, ce vendredi 27 novembre 2020, pour un séjour en France”, a annoncé le communiqué de la présidence de la république. Comment cela est-il possible ?

En effet, alors que la crise préélectorale et postélectorale a fait au moins 87 morts, plus de 400 blessés, de nombreuses interpellations, des résidences des leaders de l’opposition sous blocus quand ils ne sont pas détenus illégalement eux-mêmes, le président Alassane Ouattara a pris des vacances.

Pis, alors même qu’il a initié un dialogue politique pour contenter ses partenaires occidentaux, il n’a pas pris soin de le finaliser. Au moment où celui-ci patine, et où son partenaire principal, le président du PDCI-RDA et président de la plateforme des partis et groupements politiques, Henri Konan Bédié, excédé, tape du poing des mains pour protester et finalement poser des préalables, il s’est envolé pour son 232è voyage en tant que président et son 4è voyage après son viol de la Constitution.

 

Par ailleurs, souligne El Hadj Mamadou Traoré, un partisan de Guillaume Soro « Christ Yapi avait annoncé que môgô là allait partir bientôt à Paris pour tenter de laver son image ternie par la presse française. Le môgô a décollé. Je suis prêt à mettre ma main au feu que le môgô sera le gros client des médias français.

Il risque même, comme Bogota, de faire ses conférences de presse, non loin de l’Elysée. Observons et nous verrons ».

A.Y

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