PRESTATION/REGARDS CROISES : « le seul remède à l’instabilité demeure la démocratie » ; « ce 3ème mandat est entaché du péché originel”

« Le seul remède à l’instabilité demeure la démocratie. Ce n’est pas en ostracisant le peuple et certains fils de la Côte d’Ivoire qu’on construit la paix », déclare Guillaume Soro. Dans la même lignée DACOURY-TABLEY Philippe-Henri, FPI,  « ce 3ème mandat de Ouattara est irrémédiablement et définitivement entaché du péché originel d’une candidature qui a violé la Loi Fondamentale de la Côte d’Ivoire ».

 

Dans un communiqué sur la toile en date du 13 décembre, le Président du GPS en exil forcé en Europe et opposant inconditionnel de Ouattara, Guillaume Soro,  hausse le ton : « demain Lundi 14 décembre 2020, M. Ouattara en violation de l’article 55 de la constitution, prend le risque insensé d’enfoncer la Côte d’Ivoire définitivement dans le désordre et l’instabilité permanents. Il ne reste plus qu’aux démocrates de se relever ! Le seul remède à l’instabilité demeure la démocratie. Ce n’est pas en ostracisant le peuple et certains fils de la Côte d’Ivoire qu’on construit la paix. Penser que la venue de Chefs d’Etat à une investiture illégale et illégitime, inconstitutionnelle, est gage de reconnaissance est un leurre. C’est se blaguer soi-même ».

Ajoutant que « J’ai vécu nombre de situations similaires. Par exemple, J’étais moi-même personnellement présent à l’investiture du Président Jacob Zuma en Afrique du Sud ! Que de chefs d’Etat présents se bousculaient les uns les autres, juste pour une audience ! Le président Zuma, élu conformément à la constitution sud-africaine, a pourtant été contraint à la démission le 14 février 2018 (notez la correspondance des dates), avant le terme de son mandat. »

Et de conclure « je regrette que la forfaiture du 3ème mandat se prolonge en Côte d’Ivoire et donne ainsi le pire exemple de l’histoire de la sous-région ouest-Africaine. Je demeure convaincu que le Peuple de Côte d’Ivoire a son avenir entre ses propres mains et que, unis contre la forfaiture, les Ivoiriens fonderont l’Etat de droit et la démocratie qui sont leurs plus légitimes et nobles aspirations. Je rassure tous les Ivoiriens que le combat engagé en cette année 2020 aboutira à une victoire du peuple souverain de Côte d’Ivoire! »

Aussi « appelle-t-il les peuples africains à résister fermement et à combattre contre les 3èmes mandats et les présidents à vie ! »

 

A l’opposé, Dacoury Tabley Philippe Henri appelle le peuple ivoirien et tous les démocrates à ne pas faire une fixation sur la date du lundi 14 décembre 2020, jour choisi par Alassane Ouattara pour s’auto-investir à l’issue de la forfaiture électorale du 31 octobre 2020.

Aussi déclare-t-il « cette cérémonie, comme toutes les autres du genre qui suivront, ne changera absolument rien, ni en mieux, ni en pire, à la nature consubstantielle de ce 3ème mandat, issu d’une candidature inconstitutionnelle », soutient-il.

Avant de poursuivre « de même que l’Humanité, selon le christianisme, a été frappée et marquée par la faute d’Adam et Ève, ce 3ème mandat de Ouattara est irrémédiablement et définitivement entaché du péché originel d’une candidature qui a violé la Loi Fondamentale de la Côte d’Ivoire. »

Expliquant que, « contrairement à la faute d’Adam et Ève, qui a été effacée par le sacrifice du Christ, l’ignominie de Ouattara, elle, est indélébile. Ce n’est donc pas une investiture, qui va se dérouler en catimini, parce que honteuse et sans fierté, qui va blanchir ce 3ème mandat honni et absoudre ceux qui ont piétiné la Constitution de notre pays. »

Au-delà « il convient de garder à l’esprit que cette même Constitution est l’épicentre d’une telle cérémonie d’investiture, dont l’acte principale, sinon unique, sera la prestation de serment de Ouattara sur…..la Constitution », a déploré Philippe Henri Dacoury qui  constate que « celui qui a passé ces deux premiers mandats à tripatouiller et piétiner la Loi Fondamentale et qui vient de couronner le tout par une transgression inédite dans sa grossièreté, cet homme-là, va jurer sur cette même Constitution et s’engager, solennellement,  à la respecter,  Quel crédit accorder à un tel serment, à une telle cérémonie d’investiture? »

« La cérémonie d’investiture, du lundi 14 décembre, n’est même pas une forfaiture de plus, c’est un non-événement dont les ivoiriens ne doivent même pas faire leur préoccupation. Pour le peuple ivoirien, l’après l’investiture de Ouattara doit demeurer identique à l’avant investiture. Rien n’aura changé, et le 3ème mandat de Ouattara restera toujours frappé du sceau infamant de l’illégalité et du manque de légitimité. Nous devons garder confiance et savoir que rien n’est compromis. Notre lutte est une course de fond et, à ce jeu, l’Histoire nous apprend que c’est le peuple qui gagne toujours. Alors, gardons en état de veille constante la flamme de la résistance, gage de la libération de notre patrie », a-t-il conclu.

A.Y

 

 

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