PROCES EN APPEL DE JACQUES MANGOUA : le délibéré interviendra le 30 mars 2021

Le procès en appel du président du conseil régional de Gbeke, Jacques Mangoua, condamné pour détention illégale d’armes et de munitions connaîtra son dénouement le 30 mars

 

Condamné pour ”détention illégale de munitions de guerre, de machettes et de munitions de calibres 12’’, le délibéré du procès en appel de Jacques Mangoua sera connu le mardi 30 mars prochain. C’est du moins la décision prise par le tribunal de Bouaké le 23 mars dernier.

 

Condamné par le tribunal de première instance de Bouaké pour ” détention illégale de munitions de guerre, de machettes et de munitions de calibres 12’’ le jeudi 3 octobre 2019, Jacques Mangoua connaitra-t-il la liberté ?

‘’Le procès en appel est suspendu et renvoyé au mardi 30 mars prochain pour le délibéré’’, a confié Dembélé Tahirou, le juge président. Ce procès en appel, en 5 heures d’horloge, du président du conseil régional de Gbèkè a permis au ministère public, représenté par le procureur général Kpli Désiré et à la défense représentée par bâtonnier Maitre Adjé Luc et Maitre Ndry Claver Kouadio de faire valoir leurs arguments à charge et à décharge.

Si le ministère public a souligné que les faits reprochés au cadre du PDCI-RDA sont établis et qu’il y a bel et bien une présomption d’intentionnalité, la défense estime quant à elle que son client aurait pu bénéficier de la présomption d’innocence. Car a-t-elle martelé, rien ne justifie la condamnation de Jacques Mangoua dans cette affaire de détention d’armes pour laquelle lui-même a porté plainte auprès des autorités policières.

L’accusé Jacques Mangoua face au président juge a réitéré ne pas se reconnaitre dans tout ce qui lui est opposé : « Je ne suis ni de près, ni de loin mêlé à cette affaire, c’est pour cela que j’ai porté plainte », a soutenu le fils de N’guessankro en présence des parents et connaissances venus lui témoigner leur soutien.

C’est le lieu d’indiquer que Jacques Mangoua est un baron du PDCI RDA. Il a écopé de 5 ans de prison ferme, 5 ans de privation de droit assorti d’une amende de 5 millions de francs CFA. En cause, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 septembre 2019 des armes et des munitions avaient été découvertes dans sa résidence de N’guessankro, dans la sous préfecture de Béoumi.

A.Y

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