Les élus définitifs de l’Assemblée nationale, chambre basse du parlement ivoirien, sont conviés à la séance inaugurale élective de la 2eme législature de la 3eme République le mardi prochain.

 

Un communiqué du secrétariat général de l’Assemblée Nationale convie tous les députés à la séance inaugurale de la 2eme  législature et de la 3eme République qui se tiendra le mardi 30 mars prochain. Cette séance inaugurale aura pour ordre du jour, l’élection du nouveau président de l’institution. L’Assemblée Nationale qui est la chambre basse du parlement ivoirien dispose actuellement de 249 députés élus à l’issue des élections législatives du 06 mars dernier sur les 255 initialement prévus.

Six conscriptions n’ont pu se pourvoir en élu définitif. En cause les requêtes en annulation qui ont convaincu le conseil constitutionnel dans quatre circonscriptions. Au-delà le poste d’élu de Séguéla est vacant suite au décès de l’ex-Premier ministre, Hamed Bakayoko quand la sixième circonscription n’a pu choisir son élu.  En cause, le décès d’un candidat.

Il faut noter que la configuration actuelle de l’hémicycle ivoirien donne un net avantage au Rhdp qui comptabilise à lui tout seul 137 sièges sur les 249 ce qui donne une forte chance au parti de conserver la présidence de l’institution et garder son hémogénie sur la scène politique ivoirienne.

A cet effet trois(3) têtes d’affiche se détachent clairement pour défendre les couleurs du parti RHDP à savoir, l’actuel président l’Assemblée Nationale Amadou Soumahoro, Kandia Camara député d’Abobo et Adama Bictogo, député d’Agboville. Mais un Amadou Soumahoro convalescent et absent du pays, pourra-t-il convenablement défendre son fauteuil ? Qui vivra verra !

En effet, ce dernier peut, soit décider de continuer à apporter son expérience dans la gestion de l’institution, soit décider de passer la main à la jeune garde. Dans ce cas, le parti devra trouver un consensus pour faire le choix entre Bictogo et Kandia Camara. Toutefois, s’il fait le choix du genre et donc de la gente féminine, alors Kandia Camara sera en roue libre.

Il faudra cependant compter avec les autres formations politiques notamment la coalition EDS/PDCI qui compte 50 sièges, le PDCI 23 sièges, les indépendants avec plus de 20 sièges, EDS 8 sièges, UDPCI 8 sièges également. Car même s’ils ne peuvent prétendre au perchoir de la chambre basse, ces voix des partis de l’opposition et des indépendants constitueront une troisième voie susceptible d’incliner le choix de l’ensemble des parlementaires dans le choix de leur président.

En définitive, le camp présidentiel, donc le RHDP au pouvoir depuis 2011 pourra-t-il  imposer un individu à l’Assemblée nationale  si les parlementaires n’en veulent pas ?  La bataille pour le contrôle du parlement est donc lancée et elle sera à l’image de la bataille de succession qui a cours actuellement au sein du RHDP qui montre des signe d’une organisation qui a atteint son apogée. Par conséquent, elle ne peut qu’amorcer sa marche pour la descente avec ce qui cela suppose comme instinct de survie, donc de formation des groupuscules, qui va traverser tous ses compartiments.

La séance parlementaire inaugurale du mardi 30 mars prochain sera un avant-gout de ce qui attend désormais le RHDP.

 

HG

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