Le deuxième jour du procès de l’ex-chef de milice et supplétif des forces républicaines de Côte d’Ivoire(FRCI), Amadé Ouéremi, accusé d’assassinats de civils à Duékoué les 28 et 29 mars 2011, a repris, jeudi, au tribunal de première instance d’Abidjan-plateau.

 

Le deuxième jour du procès de l’ex-chef de milice et supplétif des forces républicaines de Côte d’Ivoire ( FRCI)  a été une audience marquée par le passage de 12 témoins sur les 82 prévus. Les témoins ont, dans leur grande majorité, ont accusé Amade Ouérémi d’être l’auteur des massacres commis à Duékoué-carrefour sur les populations civiles  durant la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Bilan 817 morts en une journée.

Selon le témoin Yahé Edgard, planteur et résident à Duékoué-carrefour,   Amadé Ouéremi était  présent sur les lieux du massacre. « Il portait toujours un turban sur sa tête. Et ses éléments portaient des habits de dozos et des treillis », a révélé le témoin.

A sa suite, Yahé Maurice a confié que c’est au deuxième jour des massacres de Duékoué-carrefour, que l’ex-chef de milice et supplétif des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI),  Amadé Ouéremi, a participé aux massacres de Duékoué-carrefour avec ses hommes.

Les témoins n’ont pas manqué de relater les pillages, les viols, les assassinats commis par Amadé Ouérémi et ses hommes sur les populations civiles de Duékoué-carrefour.

Yahé Edgard a témoigné que Amadé Ouérémi et ses hommes étaient toujours armés. Ils  ont incendié le domicile de son oncle avec des lances roquettes et ont abattu le fils de sa femme.

Yahé Maurice, abondera dans le même sens que Yahé Edgard et affirmera que Amadé Ouérémi et ses hommes, ont éventré sa mère et tué son fils.

A ces accusations, l’occupant du Mont Péko jusqu’à son arrestation en mai 2013, Amadé Ouérémi, dit ne pas se reconnaître. Il a affirmé haut et fort à la barre, qu’il n’a jamais tué. Et lors de l’attaque de Duékoué-carrefour, il n’était qu’un simple élément sur les ordres du lieutenant Coulibaly de Kouibly, lui-même sous les ordres de « Loss ». Il n’avait jamais donné d’ordre. Il n’a pas participé aux assassinats des 28 et 28 mars 2011. Il était en arrière-plan.

Face au rejet de son implication dans les massacres de Duekoué, le  juge Bindé Charles présidant le procès, lui demande « qui a donné l’ordre d’attaquer Duékoué-carrefour. À cette question, Amadé Ouéremi persiste et signe : « C’est Loss ».

Le diminutif de Commandant Losséni Fofana,lun des principaux commandants de zones rebelles, régnant sur l’ouest.

Le procès suspendu le  26 mars 2021, reprendra le mercredi 1er avril 2021.

Y G

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