TCHAD : les rebelles du Fact en route pour la capitale ; Paris, Washington..déconseillent N’Djamena

Pendant que les combats  entre l’armée régulière et la rébellion du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) s’intensifient, la France et des chancelleries étrangères appellent leurs ressortissants à quitter le pays, tandis que la société civile s’inquiète.

 

Le régime du Président tchadien fait à nouveau face à une nouvelle rébellion dans le nord du pays où le mouvement rebelle du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad(Fact) affronte l’armée tchadienne depuis plusieurs jours. Une semaine seulement après l’élection présidentielle du 11 avril dernier, les rebelles du Fact qui,  visiblement ne veulent pas d’un sixième mandat d’Idriss Deby Itno à la tête du pays décident d’accentuer la pression sur son régime. Archi  favori de cette présidentielle, il est quasiment assuré d’être réélu à la tête du pays pour rempiler pour un sixième mandat dans la mesure où il a illégalement éliminé tous les adversaires politiques considérés  comme des menaces pour la longévité de son pouvoir.

Cependant, cette quasi réélection semble avoir un goût amère avec la progression des rebelles vers la capitale N’Djamena et qui contestent son autorité. La situation sécuritaire demeure si préoccupante que la France, dans un communiqué publié via ses services diplomatiques, demande à ses ressortissants dans le pays de limiter leurs déplacements. En outre, d’autres chancelleries étrangères notamment celles des Etats-Unis et de l’Angleterre, ont purement et simplement demandé à leurs ressortissants de quitter le pays. Quant à la société civile tchadienne qui craint que le pays revive les mêmes atrocités du passé, appelle les belligérants à signer un cessez-le-feu.

Pour rappel, arrivé lui-même au pouvoir en 1990 à la faveur d’un Coup d’Etat, Idriss Deby et son régime ont été à plusieurs reprises confrontés à de nombreuses rébellions où son régime s’en est  sorti indemne de façon in extrémiste comme en 2008 où les rebelles qui étaient aux portes du palais de Ndjamena été repoussés avec l’aide de l’armée française. On attend de savoir si la France dont il est le partenaire incontournable dans la lutte contre le terrorisme dans la région sahélienne pourra le lâcher cette fois-ci.

 

HG avec RFI       

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