ATTAQUE ABOBO N’DOTRE : Ange Kessi, commissaire du gouvernement, révèle l’identité des assaillants et dit ce qui sera fait

Le commissaire du gouvernement, le contre-amiral Ange Kessi a révélé, le jeudi 22 avril 2021, au journal télévisé de 20 h sur la RTI 1, l’identité des assaillants qui ont été appréhendés lors de l’attaque du camp militaire de N’dotré qui abrite le deuxième bataillon projetable des forces armées de Côte d’Ivoire en opération à Tombouctou au Mali pour le compte des Forces onusiennes.

 

En effet et lors d’un entretien au journal de 2O heures de la RTI première chaîne,  Le commissaire du gouvernement, le contre-amiral Ange Kessi a révélé l’identité des assaillants appréhendés lors de l’attaque du camp militaire de N’dotré. « Nous avons les premières enquêtes qui ont débutées, hier (Ndlr Mercredi dernier). D’abord, les assaillants étaient  au nombre de quatre(04). Je peux révéler leur identité. Il s’agit de  Bedel Rickens  né le 11 mai 1978 à Happer. C’est au Libéria, le deuxième assaillant  Kana Djimi né le 26 décembre 1975 au Libéria, le troisième assaillant Gnekpa Man Valentin né en 1976 à Tabou, ivoirien. Le quatrième assaillant n’a pas été identifié parce qu’il n’a pas de pièce », a-t-il clarifié.

Pour le commissaire le procureur militaire Ange Kessi, l’identité des assaillants en majorité libérienne et les nombreux appels provenant du Libéria constatés sur le portable des assaillants morts, le conforte à l’idée que leur base se trouve au Libéria. « Ce que j’ai à vous révéler, c’est qu’au moment où on prenait les corps, les portables qui appartenaient à ces assaillants, crépitaient et les numéros qui sortaient de ces portables étaient  des numéros en provenance du Libéria. Ce sont des numéros du Libéria », a expliqué le procureur militaire Ange Kessi.

Sur le nombre d’assaillants tués et blessés, le contre-amiral Ange Kessi a confié  que sur le champ de bataille, il y a eu trois(3) morts et un blessé qui a succombé des suites de ses blessures à l’hôpital militaire d’Abidjan. Mais avant son décès, il a pu répondre aux questions des enquêteurs qui ont pu l’interroger pendant  10 à 15 minutes. « Nous avons eu sur le champ de bataille trois morts. Le quatrième assaillant a été blessé, nous avons eu le temps même au niveau de l’enquête de l’interroger. Je ne peux pas vous dire ce qu’il a dit. (…) lorsqu’il est arrivé à l’hôpital HMA, les enquêteurs se sont rendus à l’hôpital malheureusement il a succombé à ses blessures. Il n’a pas pu parler. On a eu 10 à 15 minutes, avec lui. Mais nous avons eu, au cours de ces 10 à 15 minutes beaucoup de choses que je ne peux pas vous révéler maintenant parce que l’enquête continue », a-t-il fait comprendre.
Pour ce qui est de la nature des armes et  des objets saisis sur les assaillants morts,  le contre-amiral, commissaire du gouvernement Ange Kessi a fait savoir qu’il y avait  des armes blanches comme des armes létales  ainsi que des portables. «  Je peux  vous répondre que nous avons saisi des armes. Des armes blanches comme des armes létales », a-t-il précisé.

Puis d’ajouter : «  Ce que vous devez savoir, c’est que nous avons récupéré des portables. Les militaires qui ont procédé à des ratissages ont récupéré des armes, les enquêteurs eux, ont récupéré  des portables sur les corps » a souligné le contre-amiral, commissaire du gouvernement Ange Kessi.

A l’en croire et à la lumière des résultats des premières enquêtes, deux éléments pertinents se dégagent comme des certitudes.  C’est en premier lieu, le caractère de l’attaque. Selon le commissaire du gouvernement, les assaillants sont déterminés. Ils sont venus pour tuer.  En deuxième lieu, l’origine de l’attaque. Pour le commissaire du gouvernement, l’attaque n’est pas le fait des djihadistes. Mais plutôt  d’un groupe de personnes venant en majorité du Libéria et bien organisé avec une base arrière bien déterminée. « Au stade de l’enquête, nous avons deux certitudes. Première certitude, c’est que ce sont des gens qui ne sont pas venus pour s’amuser. Ils sont venus pour tuer. Deuxième certitude, il ne s’agit pas de djihadistes. Ce sont des personnes en provenance du Libéria en majorité puisque sur les quatre, trois viennent du Libéria. C’est un groupe organisé avec une base arrière bien  déterminée. Voici donc les deux certitudes que nous avons », a-t-il confié. Il ajouta à propos de l’enquête qu’elle ne s’arrêtera pas à la Côte d’Ivoire. Elle s’étendra sûrement à l’internationale. « C’est une enquête qui aura des répercussions certainement internationales. Je vous ai dit que nous n’allons pas nous arrêter seulement dans ce pays » a-t-il prévenu.

Aux  côtés du contre- amiral, commissaire du gouvernement, Ange Kessi, se trouvait  le colonel Boubacar Sakho, porte-parole de l’armée ivoirienne, qui a rassuré les ivoiriens sur les mesures mises en place par les forces de défense et de sécurité dont le ratissage, le contrôle et le bouclage. Ces mesures n’ont pour but que  d’appréhender les auteurs des attaques et de leurs complices. “Ces opérations ont pour but d’appréhender les auteurs de cette attaque et de tout individu qui aurait pu participer à ces attaques, au regard de l’objectif, on ne peut pas prévenir les populations au préalable”, a fait remarquer le porte-parole de l’armée ivoirienne Boubakar Sakho.

Dans la nuit du 20 au 21 avril 2021, le poste de garde du camp militaire de  N’dotré, dans la commune d’Abobo a essuyé une attaque d’assaillants non identifiés. Une attaque qui a fait, selon le bilan de l’état-major,  un blessé léger du côté de l’armée ivoirienne et trois morts et un blessé du côté des assaillants. Le blessé est décédé à l’hôpital militaire d’Abidjan(HMA) des suites de ses blessures.  Du matériel a été saisi et des opérations de  ratissage sont en cours.

Y G

 

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