ASSEMBLEE NATIONALE : Bictogo président ? Touré Alpha Yaya sans détours : « Le PAN se nomme Amadou Soumahoro »

Une grosse confusion règne actuellement entre les élus Rhdp à l’Assemblée Nationale suite à la désignation illégitime et illégale d’Adama Bictogo  comme président par intérim et successeur d’Amadou Soumahoro à la présidence de l’institution.

 

L’idée de faire d’Adama Bictogo le possible voire même le successeur désigné d’Amadou Soumahoro, l’actuel président de l’Assemblée Nationale, ne rencontre pas l’adhésion de tous les députés issus du parti au pouvoir, le Rhdp, majoritaire au parlement.

C’est le cas de Touré Alpha Yaya le député de la circonscription de Gbon-Kolia qui, pour dénoncer cette forfaiture, fait cette mise au point « le président de l’Assemblée Nationale se nomme Amadou Soumahoro ». Il justifie sa prise de position par le fait que « Depuis la réforme de juillet 2018 (Résolution no 005 A du 27 juillet 2018portant règlement de l’Assemblée Nationale), toute hiérarchie entre les vice-présidents de l’Assemblée Nationale a été annulée. Avant cette réforme, le 1er vice-président occupait un poste prééminent par rapport aux dix autres vice-présidents » a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’« il était élu dans les mêmes conditions d’éligibilité que le président de l’assemblée Nationale et le Président de la République. Son rôle prééminent s’exprimait également à travers la suppléance du président de l’Assemblée Nationale en cas d’absence momentanée. Il le représentait prioritairement à toutes les cérémonies officielles quand celui-ci pour une raison ou pour une autre ne pouvant s’y rendre ».

Il précise en outre pour terminer sa salve qu’ « enfin et surtout, le 1er vice-président devenait automatiquement le Président de L’Assemblée Nationale à part entière en cas de vacance à ce poste. Il terminait ainsi le mandat entamé par le président de l’Assemblée Nationale ».

Il s’appuie par ailleurs sur deux (2) dispositions du réglementaires du parlement pour justifier son désaccord, notamment l’article 12-3 qui stipule que «  les vice-présidents suppléent le Président de l’Assemblée Nationale en cas d’empêchement dans l’exercice de ses fonctions ». En clair, tous les vice-présidents, selon cette dispositions, sont susceptibles d’exercer cette fonction en cas d’empêchent du président.

L’article 3-2 donne encore plus de précision toujours selon lui, car «  toutefois, en cas de vacance de la présidence de l’Assemblée Nationale par décès, par démission, ou par empêchement absolu, l’intérim est assuré par le plus âgé des vice-présidents ou à défaut le suivant. L’élection du nouveau président est organisée dans une période allant de 15 à 30 jours (article 3-3) ».  

Ici et dans le cas d’espèce le doyen de l’Assemblée nationale se nomme Mamadou Diawara, député de la circonscription d’Adjamé.  L’intérim, s’il devait en avoir, revient bel et bien, selon les termes de la loi à Mamadou Diawara et non à Adama Bictogo. Pourquoi donc outrepasser cette disposition règlementaire et les textes que l’Assemblée nationales s’est librement donnés.  C’est à croire qu’avec le RHDP le minimum d’élégance n’existe, à fortiori le respect de la loi.

C’est le lieu de souligner qu’après un séjour médical en Turquie, le Président Amadou Soumahoro  est rentré à Abidjan .

HG

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