’’METRO D’ABIDJAN’’: « La première difficulté, c’est qu’il faut faire des expropriations et des déguerpissements » ( Bruno Le Maire)

La première difficulté, c’est de faire des expropriations et des déguerpissements. C’est le constat fait par Bruno Le Maire, ministre français de l’économie et des finances, sur l’état d’avancement des travaux de construction  de la Ligne1 du Métro d’Abidjan devant relier les communes d’Anyama (nord) et celle de Port-Bouet (sud).  Le ministre Bruno Le Maire était en visite à Abidjan ce jeudi 29 avril 2021, dans le cadre de la coopération économique entre la France et la Côte d’Ivoire.

 

Lancés en grande pompe le 30 novembre 2017 par les Présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron, les travaux de construction de la Ligne1 du métro d’Abidjan long de 37,4 km devant relier la Commune du nord d’Abidjan, Anyama et celle du Sud Port-Bouët, a considérablement pris du retard. Le projet coince pour son coût exorbitant, près de 900.

 

C’est un projet relativement ancien dont le coût avait été chiffré en 2002 à 100 milliards de francs par le bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) de Côte d’Ivoire avec un ticket passager à 400 FCFA. Soit dix fois moins que le chiffrage attaché au projet aujourd’hui : 1, 4 milliards d’euros. Soit environ 913 milliards de F CFA.  Un véritable cadeau à la françafrique pour son soutien au 3ème mandat sous les tropiques ivoiriens.

Les autorités ivoiriennes avaient déjà approuvé l’offre technique et financière soumise par un consortium regroupant les groupes français Bouygues Travaux Publics, Alstom, Colas Rail et Keolis pour la construction de la première ligne du métro d’Abidjan.  Un avenant avait même été signé à l’occasion de la visite du président français Emmanuel Macron à Abidjan en décembre 2019.

 

C’est à l’effet de booster ce projet et l’amener à l’existence, donc à la jouissance française, que la France de Bruno Le Maire, en visite à Abidjan,  est allé voir afin de mesurer l’ampleur et la complexité liées à l’exécution des travaux de ce train urbain que l’on baptise pompeusement métro d’Abidjan.

« La première difficulté, c’est qu’il faut faire des expropriations et des déguerpissements. La deuxième difficulté, c’est qu’il y a des entreprises qui sont sur l’emprise du métro. Il faut garantir l’activité de ces entreprises dont certaines emploient 300,400 personnes » a-t-il expliqué avant de justifier que « c’est normal que ça prenne du temps ».

Il a par ailleurs ajouté que «  nous avons une occasion unique d’accélérer ce projet ». Il a par la suite loué « la détermination totale » du gouvernement ivoirien à accélérer la réalisation du projet du métro d’Abidjan.

 

HG

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