1ER MAI : Patrick Achi fait baisser la température syndicale avec 800 millions de f CFA

Le Premier ministre ivoirien Patrick Achi,  a fait l’annonce d’une subvention de 800 millions de FCFA octroyée aux « syndicats actifs » ce samedi 1er mai 2021. Chose promise, chose due !

 

En la faveur de la célébration de la fête du travail du 1er mai, Patrick Achi a joint l’acte à la parole en remettant, au nom du Chef de l’Etat, une subvention de 800 millions de FCFA à cinq centrales « syndicats actifs ». Au cours d’une cérémonie sobre, le  chef du gouvernement Patrick Achi, s’est adressé aux cinq structures  syndicales bénéficiaires de la subvention que sont l’Union Générale des  Travailleurs de Côte d’Ivoire(UGTCI), la Fédération des Syndicats Autonomes de Côte d’Ivoire(FESACI), l’Union Nationale des Travailleurs de Côte d’Ivoire(UNATRCI), la Centrale Syndicale Humanisme(CSH), et  la Confédération des Syndicats Libres de Côte d’Ivoire(Dignité).

Au-delà, le Premier ministre conscient de la trêve sociale signée en 2017 entre le  gouvernement  et les centrales syndicales entend poursuivre sa mission dans l’apaisement du climat social. Nous savons tous que cette signature d’antan  a redonné du souffle à l’économie ivoirienne.

« Nous avons écouté avec une grande attention toutes vos doléances  et vos revendications ; j’ai instruit le ministre en charge de l’Emploi de vous recevoir dans les prochaines semaines afin d’examiner ensemble dans le détail, chacune des questions et préoccupations», a indiqué le Premier ministre. La voix  du dialogue est en marche. Mais le  bilan en termes d’emploi des dix années de règne du Président Ouattara est-il satisfaisant ?

Le bilan de 2011 à 2020 en termes d’emploi

En matière de création d’emploi et d’entreprenariat pour les jeunes, ce sont plus de 21.000 opportunités d’emploi, de stages, de développement de compétences et de financements de projets qui ont été créés, sur un objectif de 127.000, sur la période 2019-2020. En termes d’emploi formels, ce sont presque 880.000 emplois formels qui ont été créés sur la période 2011 à 2020,  dont près de 120.000 pour la seule année de 2020. Le contexte sanitaire de la covid-19 a durement fragilisé les couches sociales, le panier de la ménagère a pris un sérieux coup. M. Patrick Achi, se veut très attentif

En ce qui concerne le dialogue social tripartite  Gouvernement-Employeur-Travailleur, le gouvernement s’engage à poursuivre encore ses efforts pour créer massivement des emplois, plus particulièrement pour les jeunes, promouvoir le travail décent, notamment celui des femmes et lutter à l’inverse, avec l’énergie la plus forte, contre toutes les formes de travail des enfants.

Nonobstant  tous ces chiffres, la grogne ne cesse de gronder

La COSEF-CI, un  collectif des syndicats du secteur formation –éducation regroupant des enseignants du primaire public et du secondaire a déposé un préavis de grève qui entrera en vigueur dès le 11 mai 2021. Cela est la preuve indéniable que le dialogue doit se mener le plus largement possible sans occulter aucune structure.

A Abidjan Cocody deux Plateaux, le 1er mai est a été commémorée avec perspicacité par Centrale Plateforme nationale des organisations professionnelles des secteurs publics et privés de Cote d’Ivoire. Théodore  Gnagna Zadi, Président de la Centrale n’a pas caché son indignation à l’égard du gouvernement qui selon lui fait la sourde oreille à leurs revendications. « Nous n’accepterons plus l’injustice», a déclaré M. Gnagna.  Il a également énuméré nombre  de revendications dans plusieurs secteurs dont :

-Le relèvement de la valeur de l’indice référentiel de base, bloqué depuis 1961 à 233.457

– Le paiement d’un 13è mois de salaire en décembre

-La revalorisation de l’indemnité contributive au logement et son  attribution à tous les fonctionnaires.

-La reprise des travaux de la commission  consultative du travail relativement à la revalorisation du Smig et du Smag telle que prévue à l’article 31.8 du Code du Travail

-L’encouragement à la négociation de conventions collectives sectorielles ;

– L’instauration d’une compensation salariale obligatoire  en cas de mise en chômage technique en période de crise.

 

A. RACISSE

                                   

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