JOURNEE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : Les professionnelles des médias en quête de liberté

La Journée mondiale de la liberté de la presse, instituée par la déclaration de Windhoek de 1991 est un rappel historique aux gouvernants de leur engagement en faveur d’une presse libre et pluraliste. Au terme de cette 28 ème célébration en terre ivoirienne, que doit-on retenir ?

 

Comme le veut la tradition, la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne en son siège de Cocody a abrité ce lundi 3 mai la commémoration annuelle d’une presse libre et indépendante. Cette célébration avait pour thématique « l’information comme bien public » et s’est tenue en présence de nombreuses personnalités de haut rang parmi lesquelles les Ambassadeurs des Etats-unis et des Pays-bas ainsi que le ministre de la communication, des médias et de la Francophonie, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. Au milieu de la marche sur le bitume de la place St jean de Cocody et des festivités, les organisations professionnelles des médias ont tenu par la voix de leur porte-parole à s’adresser au gouvernement.

 

Les doléances au gouvernement

 

En effet, au cours de son adresse au gouvernement, Le porte-parole des organisations professionnelles des médias Sam Wakouboué a tenu à rappeler les conditions de détention « pas toujours élégantes » de certains journalistes interpellés et déférés devant le procureur de la république. Suite à cela, il a soumis sept doléances au gouvernement et plus particulièrement au ministre de la communication présent à cette célébration. Parmi celles-ci, il y a la réinstauration de la subvention à l’impression qui depuis trois ans fait défaut au secteur de la presse papier, la prise d’un décret transformant le Fonds de Soutien et Développement de la Presse en fonds de Soutien aux Médias qui rendrait les radios de proximité et la presse numérique éligibles, l’octroi de 0,1% du budget de l’Etat aux médias pour un meilleur fonctionnement, une réforme de la société EDIPRESS favorisant l’entrée des propriétaires de journaux dans le capital, mettre une terme aux récurrentes grèves à Fraternité Matin, effectuer dans la transparence la cession du groupe olympe afin de préserver les droits des travailleurs et enfin le versement effectif des 100 millions de Fcfa promis par le FSDP à La Mutuel Social des Médias.

 

L’adresse du ministre aux médias

 

Le ministre de la communication, des médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly dans son adresse aux convives de cette célébration s’est étendu sur les difficultés causées par l’expansion des réseaux sociaux et la prolifération des Fakes News. Il a également rappelé en substance l’intérêt particulier du gouvernement pour la liberté de la presse en CI et plus particulièrement de la presse imprimée et numérique, dont il a rappelé les difficultés révélées par une étude du bureau de l’UNESCO à Abidjan.

En attendant la prochaine célébration de la liberté de la presse, l’ensemble des acteurs du secteur resteront en attente d’une éventuelle suite du gouvernement donnée à leurs diverses doléances.

B.K

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