PREMIER AVION D’HOUPHOUËT EN FUMEE :« on a brûlé Houphouët », avec un morceau de l’histoire de la Côte d’Ivoire (Sidiki Bakaba)

Le tout premier avion du premier Président de la République de Côte d’Ivoire, feu le Président Félix Houphouët Boigny, a été réduit en cendre à la suite d’un incendie déclaré dans la nuit du 9 au 10 mai à Treichville.

 

Un incendie qui s’est déclaré dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mai 2021 dans  des conditions non encore élucidées a calciné le tout premier avion présidentiel de feu- Félix Houphouët Boigny, premier président et père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne.

Ce Fokker 27 qui séjournait dans les jardins du palais de la culture de Treichville depuis le 12 novembre 2002 est parti en fumée, avec lui, un pan de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

En effet, cet appareil immobilisé et rebaptisé Oiseau livres, aménagé et transformé en bibliothèque pour enfants a été inauguré le 25 février 2006. Il est depuis lors, objet de tant de curiosité et d’émerveillement de la part de ces derniers qui viennent visiter ce lieu par milliers chaque semaine non seulement pour apprendre mais aussi se renseigner sur le passé de la  Côte d’Ivoire.

Avant l’incendie qui la ravagé, voici ce qu’était le premier avion de Feu Félix HOUPHOUET BOIGNY, baptisé “avion oiseau” qui servait de bibliothèque aux plus jeunes dans les jardins du Palais de la culture

Malheureusement les flammes de l’incendie de la nuit dernière ont eu raison d’un symbole de l’histoire de la Côte d’Ivoire qui est ainsi parti en fumée au grand désarroi de la jeunesse amoureuse de lecture.

L’onde de choc provoqué par cet incendie sur le milieu culturel en Côte d’Ivoire est si grande, que Sidiki Bakaba cinéaste ivoirien et ancien directeur du palais de la culture, par ailleurs initiateur de cet immense chef d’œuvre Avion- bibliothèque est sorti de son silence. Il n’a d’ailleurs pas manqué de soupçonner le possible caractère volontaire de cet incendie « on a brûlé Houphouët » avant de marteler que « la destruction de cet avion me fait très mal. Je suis né chez les Akans. Et chez les Akans, l’une des choses sacrées que lègue le père, c’est le siège sur lequel il s’assied… le siège d’un chef Akan, on ne le brûle pas » a-t-il déclaré très en colère.

Il faut le rappeler, Sidiki Bakaba a été le directeur du palais de la culture de 2000 à 2011. Il est d’ailleurs celui qui a donné naissance à ce merveilleux projet de l’Oiseau-livres.

 

H.G

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