JUSTICE/REFUS DE VISITE AUX PRISONNIERS : Sansan Kambilé dans le piège tendu par Gbagbo

Il aurait voulu montrer à la face du monde que le régime ivoirien est peu respectueux des droits des prisonniers qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Aidé par Sansan Kambilé, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, qui n’a pas vu le  piège tendu  Laurent Gbagbo.

 

En faisant part, le 02 juillet 2021, de son intention de rendre visite aux prisonniers politiques de toutes les sensibilités politiques, par l’intermédiaire de son porte-parole Katinan Koné, Laurent Gbagbo ne se faisait guère d’illusion quant à l’issue qui serait réservée à sa requête.

 

Manœuvre  

Pour l’animal politique, il s’agissait à l’évidence, d’une manœuvre destinée à mettre à nue les tares du régime en matière de non-respect des droits humains. Notamment, la violation des droits des prisonniers d’opinion. Du pain béni servi par Sansan Kambilé, le ministre de la Justice qui, n’a pas vu le piège. S’empressant d’y opposer une fin de non-recevoir pour « des raisons d’ordre sécuritaire ».

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Aubaine

Une aubaine saisie par le FPI-tendance Gbagbo. Dans un exercice de prise à témoin, au prétexte d’une déclaration, Assoa Adou, le Secrétaire général rapporte la notification qui motive la décision  du Garde des Sceaux ; « 𝑬𝒏 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒆́𝒕𝒂𝒕 𝒅𝒆 𝒄𝒂𝒖𝒔𝒆 𝒆𝒕 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒗𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒆, 𝒋𝒂𝒊 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒈𝒓𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒕𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒓𝒂𝒊𝒔𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒔𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒊𝒔𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒓𝒓𝒆̂𝒕 𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒖𝒓𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒄𝒄𝒖𝒆𝒊𝒍𝒍𝒊𝒓 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒊𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔. »

 

Graves sous-entendus

Le motif invoqué pour justifier le refus  d’accorder à l’ancien chef de l’Etat le droit de visite aux détenus est porteur de graves sous-entendus. Primo, il laisse supposer que les prisons ivoiriennes sont loin d’être sûres. Les organisations des droits humains apprécieront.

Deuxio, le FPI l’a souligné à dessein, ce refus viole, « des droits garantis par la loi » à des prisonniers quels qu’ils soient, «  dont celui de recevoir visite et assistance ».

 

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Coup de canif

Un sacré coup de canif dans l’image suffisamment écornée du régime qui peine à convaincre de sa volonté de bâtir un Etat de droit véritable.

Aux parents de détenus obligés de se rendre régulièrement dans les prisons, le ministre de la Justice semble dire qu’aux yeux de l’Etat, leur sécurité importe moins que celle des personnalités politiques !

Sans commentaire.

Y.T

 

 

 

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