VACCINATION A LA COVID-19 : Cette information du ministère de la Santé qui ne passe pas !

C’est une information communiquée au cours du Conseil national de sécurité du 09 septembre 2021 pour inciter à la vaccination contre la COVID-19. A bien des égards, discutable.  

Jeudi 09 septembre 2021. Au cours du Conseil national de sécurité tenu au Plateau, Pierre Dimba N’gou, le ministre de la santé, s’est avancé à affirmer que la totalité des 112 personnes décédées des suites de leur infection n’étaient pas vaccinées !

Un argument certainement émis en soutien à  la propagande gouvernementale. Au moment où, sans que le mot ne soit prononcé,  la vaccination devient obligatoire, cela semble de bonne guerre. La moyenne du taux de positivité étant de 7%, au-dessus du seuil d’alerte de 5%.

Cependant d’un point de vue éthique, l’information ne passe pas. L’enjeu de santé publique impose un devoir de transparence et de vérité.

Sous cet angle, la communication du ministre souffre d’une double tare congénitale.

 

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Primo, sa volonté subtile de convaincre l’imaginaire collectif qu’en dehors de la vaccination, il n’y aurait point de salut !

Deuxio, son incapacité, du moins son refus de se soumettre au principe de redevabilité tant prônée par les institutions de Bretton Woods dont le ministre est un pur produit. Principe qui assujettit à l’obligation de communiquer pour expliquer les décisions prises et leur intérêt. Afin que l’obligation de rendre compte plus tard se déroule sans heurt et ne soit pas assimilée à une chasse aux sorcières.

La vaccination à marche forcée comme dans les pires dictatures ne saurait s’émanciper du devoir de faire comprendre à l’opinion publique que le  vaccin ne prémunit pas contre une infection. Pis, se faire vacciner peut entrainer  des effets secondaires, voire des complications.

NOTE CIRCULAIRE 2021 COVID-19

Les appréhensions des antivax devraient être prises en compte dans la stratégie de sensibilisation.

La construction de la société de confiance vers laquelle doit désormais tendre notre communauté de destin est à ce prix.

Osons espérer  à cet égard que la récente mise en examen de Agnès Buzin, ex-ministre de la Santé pour mise en danger de la vie d’autrui, en lien avec sa gestion de la crise sanitaire en France, puisse inspirer la gouvernance vaccinale en Côte d’Ivoire.

 

Y.T

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