LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DANS LE SERVICE PUBLIC : 326 plaintes enregistrées en 10 ans ! La complicité passive des usagers dénoncée

La conférence de presse conjointe animée ce 17 septembre 2021, à Abidjan, par le ministre de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption et le commissaire du gouvernement a permis de mettre en lumière la complicité passive des usagers du service public dans la persistance de la corruption dans notre pays.

 

En 10 ans, le tribunal militaire a enregistré 326 plaintes pour des faits de corruption. Soit une moyenne de 32,6 plaintes par an. L’information émane de Ange, commissaire du gouvernement.

Face aux médias, ce 17 septembre 2021, dans le cadre de la conférence de presse conjointe qu’il a animé à Abidjan, en compagnie de Epiphane Zoro Bi Ballo, ministre de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption ; le procureur militaire a déploré le peu d’engouement des victimes de racket à saisir la justice. Une certaine manière de s’accommoder à la corruption qui tranche avec les récriminations entendues à longueur de journée.

 

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Pour remédier à cette situation, Ange Kessi a donc invité les populations  à dénoncer les actes répréhensibles dont ils seraient victimes de la part des forces de défense et de sécurité. Toutefois, les plaintes être soutenues par des preuves matérielles tangibles : images, enregistrements, etc.

Il a ensuite déclaré analyser la possibilité de faire filmer et diffuser par la télévision nationale, à partir d’octobre 2021, date de la rentrée judiciaire du tribunal militaire, les procès des agents de la force publique poursuivis pour des faits de racket.

Contrairement à sa volonté de dévoiler la liste des fonctionnaires et agents de l’Etat convaincus d’actes répréhensibles, le ministre de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, s’est juste contenté d’informer que dans le cadre de l’opération « coup de poing » initiée par son département, 43 gendarmes et policiers, auteurs présumés de racket, passeront en jugement en octobre, par souci d’exemplarité. Pour les membres des forces de sécurité ce sera tolérance zéro, ont martelé les conférenciers.

Y.T

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