REVISION CONSTITUTIONNELLE ANNONCEE : cette autre disposition dont ne veut plus Ouattara ; le chef de l’Etat dans la posture d’Houphouët-Boigny.

Le projet de révision constitutionnelle annoncée récemment par le député Assalé Tiémoko sur les réseaux sociaux, relativement à la limite d’âge des candidats à l’élection présidentielle pourrait s’étendre à l’article 55 nouveau de la loi N°2020-348 du 19 mars 2020.

 

Au cours de la session parlementaire d’avril 2022, les députés ivoiriens pourraient être invités à se prononcer, en plus de la réinstauration du verrou de la limite d’âge à 75 ans, sur la suppression de l’article 55 de la constitution promulgué le 19 mars 2020.

Que dit l’article 55 : « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. Il choisit un vice-Président de la République, en accord avec le Parlement. Le candidat à l’élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq (35) ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d’origine », dispose cet article.

 

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Le peu d’empressement dont fait preuve Alassane Ouattara à nommer un vice-président depuis sa réélection à un troisième mandat contesté, s’origine dans son incapacité à trouver un profil idéal pour le poste. Exit Téné Biraïma donné favori et dont certains de ses partenaires n’en veulent pas, le chef de l’Etat envisage sérieusement de faire sauter cet article.

Devant le parlement réuni en congrès en mars 2020, à Yamoussoukro, il avait pourtant pesé de tout son poids pour convaincre la représentation nationale d’endosser sa proposition.

 

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En ce qui concerne sa succession, alors que les faucons du régime poussent pour le voir désigner un dauphin, Alassane Ouattara n’a pas l’intention de s’exécuter. Le traumatisme de la disparition de Amadou Gon reste encore vivace dans son esprit. Même s’il y était préparé.

Comme Félix Houphouët-Boigny, il entend entretenir le flou sur la question. Quitte à voir ses lieutenants s’entredéchirer après lui.

Une éventualité à laquelle il espère ne pas avoir à assister de son vivant. « Il veut se faire regretter », justifie un observateur du microcosme politique local.

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