Principal suspect dans l’assassinat de Thomas Sankara, ancien leader révolutionnaire burkinabè tué en 1987, Blaise Compaoré qui vit en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014, pourrait être le grand absent du procès qui s’ouvre en octobre prochain. Ce, en raison du refus des autorités ivoiriennes de le livrer à la justice burkinabè.

 

Le procès de l’assassinat de l’ancien leader révolutionnaire du Burkina Faso, Thomas Sankara qui s’ouvrira le 11 octobre prochain devant un tribunal de Ouagadougou, la capitale du pays pourrait se faire en l’absence de Blaise Compaoré, le principal suspect.

Réclamé par la justice de son pays d’origine, il bénéficie de la bienveillance des autorités ivoiriennes actuelles.

En effet,  le code pénal ivoirien interdit expressément l’extradition d’un ressortissant ivoirien.

Marié à une Ivoirienne, l’ancien chef de l’Etat jouit de la nationalité de son pays d’accueil.

Dans l’interview accordée à Jeune Afrique, le journal panafricain, en début de semaine,  Alassane Ouattara, le président ivoirien l’a exprimé subtilement.

« C’est un problème entre l’ancien président Blaise Compaoré et son pays. Il est en Côte d’Ivoire pour des raisons bien connues. Son épouse est ivoirienne et la Côte d’Ivoire a toujours été une terre d’hospitalité. Je n’entends pas me mêler d’une affaire qui est devant la justice du Burkina Faso », a-t-il fait savoir.

En clair,  tant que Alassane Ouattara sera  au pouvoir en Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré ne sera pas inquiété.

 

HG

 

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