RUSSIE/MALI : Bamako réceptionne 4 hélicoptères de combat de type MI-171, des armes et des munitions russes, la France menace

Le gouvernement de transition au mali est résolution décidé à diversifier ses coopérations militaires avec d’autres partenaires autre que la France. C’est dans cette optique que l’armée malienne s’est dotée de quatre (4) hélicoptères de combat russes de types Mi-171.

 

La République du Mali semble se libérer progressivement du protectorat de l’armée française en décidant de diversifier sa coopération militaire avec d’autres partenaires.

Après avoir, en effet, entamé des négociations avec la société de sécurité privée russe  des Wagner pour la formation de son armée, le gouvernement malien aborde une autre étape, celle de la dotation de cette armée en équipements militaires russes.

En effet, dans le but de faire face à l’énorme défi sécuritaire auquel le pays est confronté depuis plusieurs années dans le nord, le gouvernement malien a décidé de se tourner vers la Russie pour équiper son armée. A cet effet, quatre (4) hélicoptères de combat russes de types Mi-171 avec des armes de guerre et de munitions ont débarqué sur le tarmac de l’aéroport Modibo Kéita de Bamako, à bord d’un avion-cargo russe pour renforcer la capacité de réaction de l’armée malienne.

Ces équipements qui seront entretenus par des techniciens issus de ces deux pays permettront à terme, à l’armée malienne, de reprendre le contrôle total de l’ensemble du territoire.

Il faut noter cependant  que,  cette coopération militaire entre Bamako et Moscou, saluée et souhaitée par plusieurs panafricanistes, fait grincer les dents à Paris qui multiplie les actions diplomatiques pour dissuader le gouvernement malien.

En marge de la clôture de la saison Africa 2020 à l’Élysée, Emmanuel Macron s’est exprimé jeudi soir pour la première fois sur les déclarations du Premier ministre malien, Choguel Maïga, à la tribune de l’ONU où il a évoqué «une espèce d’abandon en plein vol » de la France. Emmanuel Macron les juge « inacceptables ».

 

Les lamentations et la crise d’urticaire de la France

Ajoutant « je rappelle que le Premier ministre malien est l’enfant de deux coups d’État, si je puis dire. Puisqu’il y a eu un coup d’État en août 2020 et un coup d’État dans le coup d’État. Donc, la légitimité du gouvernement actuel est démocratiquement nulle. Alors qu’hier nous avons présidé à l’hommage national au sergent Blasco et qu’aujourd’hui il est enterré parmi les siens, ce qu’a dit le Premier ministre malien est inadmissible. C’est une honte. Et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement. »

Justifiant la posture française, Emmanuel Macron assène : « nous sommes là parce que l’État malien l’a demandé. Sans la France, le Mali serait dans les mains des terroristes. Je sais que ce n’est pas ce que pensent les Maliens. Les Maliens sont les premières victimes du terrorisme djihadiste. Je sais qu’aujourd’hui,  Maliennes et Maliens pensent à leurs enfants qui sont morts de ces terroristes, mais ils pensent aussi à ces familles de soldats qui ont perdu un fils à des milliers de kilomètres d’eux pour aider à sauver le Mali. Qu’il y ait tant de mépris des actuels dirigeants maliens à l’égard de nos soldats, des vies qui ont été laissées, c’est inadmissible. »

La veille, mercredi, la ministre française des Armées Florence Parly, a menacé : le Mali perdrait le « soutien de la communauté internationale » et abandonnerait des « pans entiers de sa souveraineté » dans la perspective d’une collaboration entre Bamako et la société paramilitaire russe Wagner.

Quant aux maliens, ils reprochent à la France d’avoir interdit à l’armée malienne  de tenter de reconquérir Kidal alors que depuis six ans Barkhane ne semble pas pressé de chasser les djihadistes du Mali.

D’où la volonté affichée du gouvernement de transition et de la société civile malienne d’aller voir du côté russe.

 

HG

 

Commentaires