3ème PONT H.K BEDIE : L’Etat ivoirien rachète les parts de Bouygues mais hésite à confier sa gestion au FER pour sa mal gouvernance

L’Etat ivoirien a définitivement validé fin septembre l’acquisition des participations du groupe de BTP français Bouygues dans Socoprim, la société de gestion du troisième pont d’Abidjan.

 

On s’y attendait pour le moins. L’Etat ivoirien a finalement racheté à fin septembre les parts de la société Bouygues travaux publics (BYTP), filiale du conglomérat français éponyme, au sein de la Socoprim. Il faut rappeler que c’est la société Socoprim qui gère le troisième pont, le pont à péage Henri-Konan Bédié qui relie les quartiers sud et nord d’Abidjan.

Bouygues, qui disposait de près de 19 % de l’actionnariat de Socoprim avait souhaité vendre ses  parts à Egis, concessionnaire de l’aéroport international d’Abidjan, l’autre français. Mais l’Etat ivoirien a préféré racheter lui-même les titres et monter en puissance au capital de Socoprim.

 

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Supervisée par Amedé Koffi Kouakou, le ministre de l’équipement, et appuyée par les ministres du budget Moussa Sanogo et de l’économie Adama Coulibaly cette transaction a été actée à fin septembre.  Toute chose qui fait que l’Etat ivoirien qui n’avait que 18% est désormais propriétaire de 37% des parts de Socoprim.

Après cette acquisition, l’Etat ivoirien voudrait voir une société publique gérer ses billes au sein de Socoprim. Apparemment le Fonds d’Entretien Routier, FER, a l’étoffe administrative pour gérer la montée en puissance de l’Etat ivoirien au sein de Socoprim. Malheureusement, la mauvaise gouvernance qui a cours au FER dirigé par Diaby Lanciné fait hésiter le gouvernement ivoirien. Parce que peut-être qui a bu boira ? C’est le lieu d’indiquer que le FER fait l’objet d’un audit financier relatif à la gestion des flux financiers générés.

 

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Cette vente a été structurée autour d’une cession d’actifs de titres publics du Trésor ivoirien, que Bouygues pourra lui-même monétiser – après décote – auprès d’établissements financiers.

Il faut souligner qu’à l’origine, Socoprim était détenu à 49 % par Bouygues. Mais Bouygues a, au fur et à mesure, cédé ses parts à différents groupes et investisseurs dont le fonds sud-africain Harith, le Pan African Infrastructure Development Fund (PAIDF) ou encore la banque panafricaine Africa Finance Corp (AFC).

 

A.Y  (avec Africa Intelligence)

 

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