PROCES/ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA : 14 accusés à la barre dont Blaise Compaoré, grand absent à ce procès

Le procès de l’assassinat de l’ancien leader révolutionnaire burkinabé, Thomas Sankara s’est ouvert ce lundi 11 octobre 2021, devant un tribunal militaire de Ouagadougou en absence du plus célèbre des accusés, l’ancien président Blaise Compaoré. Mais à peine ouvert que ce procès a été renvoyé au 25 octobre.

 

Un procès historique s’est ouvert ce lundi 11 octobre 2021 dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien leader révolutionnaire du Burkina Faso Thomas Sankara, 34 ans après sa mort tragique le 15 octobre 1987 sous les balles d’un commando.

Longtemps réclamé par des organisations de la société civile au Burkina Faso et toujours resté sans suite, sous le régime de Blaise Compaoré, il a fallu le renversement de celui-ci à la suite  d’une l’insurrection  populaire en octobre 2014, pour que ce procès puisse enfin voir le jour.

A cet effet, quatorze (14) militaires sont mis en cause dans cette affaire dont l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, qui vit en exil actuellement en Côte d’Ivoire et son ancien bras droit, le Général Gilbert Diendéré, ex-commandant du régiment de sécurité présidentiel, RSP.

 

S’il est probable que le général Gilbert Diendéré soit présent dans la salle d’audience, pour ce qui concerne l’ancien Président Blaise Compaoré, les choses demeurent un peu plus compliquées  pour la justice du Burkina Faso qui réclame en vain la présence de celui-ci au procès. En effet, l’ancien président burkinabé qui vit en Côte d’Ivoire depuis son éviction du pouvoir en 2014, jouit depuis lors de la nationalité ivoirienne qui lui a été accordée par les autorités ivoiriennes. Chose qui rend compliquée son extradition vers son pays d’origine car le pouvoir d’Alassane Ouattara a décidé de lui accorder sa protection. Par ailleurs, les avocats de Compaoré dénoncent un ‘’procès politique’’ selon eux.

Il faut noter le procès est prévu se tenir sur deux ou quatre mois. Cependant, à peine ouvert, il a été renvoyé au 25 octobre. Le président du tribunal militaire de Ouagadougou, M. Urbain Méda, a accepté une requête de deux avocates de la défense, qui estimaient ne pas avoir eu assez de temps pour consulter « les 20 000 pièces du dossier ». Elles avaient demandé un report d’un mois, au nom de « la manifestation de la vérité ». Elles ont obtenu deux semaines, alors que la capitale est actuellement sous haute sécurité pour ce moment important.

HG

 

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