BOUAFLE/ETATS GENERAUX/ÉCOLE IVOIRIENNE : les actions à mener face à la forte politisation, entre autres…


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Les assises des États Généraux de l’Education Nationale et l’Alphabétisation(EGENA) au niveau de la Région de la Marahoué, tenues  les 27 et 28 octobre 2021, à Bouaflé, ont révélé une information de taille relativement aux nombreux maux qui minent le système éducatif ivoirien : la forte politisation de l’école.

 

Un nombre important de maux qui minent le système éducatif ivoirien a été étalé au grand jour dans l’exposé des résultats des travaux en département à l’ouverture des assises régionales des Etats Généraux de l’Éducation à Bouaflé le mercredi 27 octobre 2021. Ce sont, entre autres, le niveau très médiocre des enseignants, des encadreurs  (Inspecteurs du préscolaire et du primaire, conseillers pédagogiques), l’autorité bafouée des enseignants, les élèves n’ayant plus de temps matériels pour apprendre leurs leçons à cause des cours de rattrapage à n’en point finir, le manque criard de manuels scolaires dû à une pauvreté grandissante, les mauvaises conditions de travail des enseignants et élèves, la politisation de l’école etc .

En plus de cela, les méthodologies d’enseignement changeant tous les ans. Même dans ce mois d’octobre 2021, les Inspecteurs du préscolaire et du primaire sont en formation à Daloa pour une autre méthodologie d’enseignement venue d’Asie, appelé Programme d’Enseignement Ciblé (PEC), selon une source bien introduite.

 

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Comment  mettre en place une méthodologie durable et consensuelle d’enseignement, pour un avenir meilleur de l’école ivoirienne ?

C’est une des problématiques à aborder avec courage dans ces EGENA.

La politique à l’école a pris, quant à elle, une ascension spectaculaire depuis l’avènement du multipartisme. En effet, les partis politiques mettent tout en œuvre pour asseoir des structures tant dans le milieu enseignant que dans celui des élèves. Prime au militantisme. Tout ceci entraîne inéluctablement la méfiance entre les enseignants dans la lutte pour l’amélioration des conditions d’enseignement et d’apprentissage. Des conflits naissent entre les enseignants affiliés au parti au pouvoir et les autres dont les partis sont dans l’opposition. Du coup, l’intérêt des élèves est mis de côté, au profit de ceux des personnels enseignants et encadreurs.

Les conséquences négatives qui en découlent sont manifestes : les diplômes ivoiriens peinent à se positionner sur l’échiquier international, parce que la notoriété du système éducatif ivoirien est fortement souillée.

Toutefois, après deux jours d’échanges, quelques interrogations légitimes ont eu des propositions de solutions qui augurent des lendemains meilleurs pouvant donner un souffle nouveau au système éducatif ivoirien, dont “ la dépolitisation effective de l’école (demander aux partis politiques de ne pas avoir des structures d’enseignants, d’éducateurs et d’élèves dans leurs organigrammes),la prise en compte des revendications syndicales, la réactivation  du  conseil consultatif, la création  ou l’activation des cellules d’alerte précoce dans les établissements, la formation des chefs de structure à la gestion des crises, mettre fin aux recrutements exceptionnels d’enseignants, rendre le ministère attractif en créant des conditions incitatives (indemnités, primes…),le renforcement du dispositif de recrutement et de formation des enseignants du privé.

 

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Par ailleurs, notons l’adresse solennelle de monsieur BOUAZO ,Inspecteur  Général de l’Education Nationale représentant Madame le Ministre Mariatou KONÉ à la clôture de ces assises, à l’endroit des participants en ces termes:” Nous devons nous préparer au changement. Hier, la presse me demandait si les résultats de ces travaux ne seraient pas encore  dans les tiroirs ? Je vous apprends que le système  éducatif du Rwanda, aujourd’hui cité en exemple, est fondé sur le respect des valeurs. Le changement ne viendra pas d’ailleurs. Il viendra de nous-mêmes. Chacun doit s’approprier donc les résultats de ces assises; préparons-nous à adopter et à appliquer toutes les résolutions de ces Etats Généraux de l’Education Nationale”.

 

Oumeakov

 

 

 

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