ABENGOUROU/AFFRONTEMENTS: la population contre les forces de l’Ordre ; deux blessés, le commissariat saccagé, les écoles fermées, le préfet instaure un couvre-feu

La ville d’Abengourou, située à l’Est du pays et chef-lieu de la région de l’Indénié-Djablin dans le district de la Comoé, est paralysée depuis ce lundi 15 novembre par des affrontements entre la population et les forces de l’ordre. Bilan 2 blessés, le commissariat saccagé, et les écoles fermées, un couvre feu instauré par le préfet. 

 

En effet, Abengourou a vécu la journée nationale de la paix  sous les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre. En cause, les contrôles routiers récurrents des engins à deux roues qui ont mis le feu aux poudres.

Selon des sources concordantes, ce lundi aux environs de 11 h, un jeune motocycliste aurait été interpellé à un carrefour par des éléments de la police pour un contrôle de routine. Ce dernier, refusant de se soumettre au contrôle tente de s’échapper. Dans la foulée, il est percuté par un véhicule.

La rumeur de cet incident enfle, prend de l’ampleur et fait état de la mort du motocycliste. La population en colère prend d’assaut les locaux du Commissariat de police sis au quartier Relais d’Abengourou, et saccage tout (les installations et fait voler en éclats les vitres des fenêtres et les climatiseurs des bureaux du Commissariat) sur son chemin. La police riposte avec des tirs de gaz lacrymogènes.

 

Un couvre-feu est alors instauré par le préfet Bernard ANGBO INCHO sur toute l’étendue de la ville de 20 h à 06 h du matin, afin d’atténuer les tensions. Pour l’heure, le bilan fait état de deux (02) blessés (le motocycliste en question et une jeune fille) pris en charge selon des sources hospitalières confirmées par DT. La ville reprend peu à peu son animation depuis l’après-midi de ce mardi. Néanmoins, les commerces et écoles restent fermés par mesure de prudence.

 

Melaine K.

 

Commentaires