ENCERCLES AU BURKINA : Le Drian appelle au secours Marc Kaboré pour libérer ses soldats ; et L’Europe à un nouveau deal avec l’Afrique, sinon…

Au Burkina Faso, la confusion autour d’un convoi militaire français parti d’Abidjan pour rallier Gao (Mali) en passant  le Niger se fait grandissante. Bloqué à Kaya par les populations, le convoi a rebroussé chemin  le samedi 20 novembre nuit pour revenir sur ses pas à Ouagadougou. Malheureusement, il n’y est pas encore arrivé. C’est dans cette confusion que Jean –Yves Le Drian exige de Marc Christian Kaboré de sortir son armée de ce « piège en eau trouble », en même temps qu’il invite l’Europe à avoir un accord avec l’Afrique au risque de voir la Chine et la Russie tout leur ravir.

 

Le piège du « NON » à la France et à son armée sur le continent Africain va-t-il se refermer sur le convoi de l’Armée Française parti d’Abidjan pour Gao, au Mali, en passant par le Burkina et le Niger ? Rien n’est à exclure vu les tournures que prennent cette situation  de blocage du convoi de logistique de l’Armée Française au Burkina.

En effet après les échauffourées de  Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, qui n’ont pas pu empêcher  le convoi de l’armée française de poursuivre son trajet, Kaya est apparu comme une barrière infranchissable. Du jeudi 18 novembre  au samedi 20 novembre, le convoi de l’armée française y est resté bloqué face à une population hostile qui s’est dressée comme un mur sur plusieurs  kilomètres. Obligeant du coup ce convoi de militaires français  à rebrousser chemin dans la nuit du Samedi 20 au dimanche 21 novembre 2021. Ni l’arrivée de la garde présidentielle du Burkina  sur les lieux, ni les coups de rafales d’armes lourdes  des militaires  français ne sont venus à bout de la détermination des hommes intègres de Kaya.  Refusant du coup la clef pour débloquer ce blocus. C’est acceptant leur sort qu’ils ont repris le chemin de Ouagadougou, d’où ils étaient arrivés à Kaya.

 

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Malheureusement et jusqu’à preuve du contraire, le convoi français n’est pas encore rentré à Ouagadougou.  Plusieurs témoins soutiennent avoir vu les camions des militaires français stationnés dans la localité de Bissighin à une cinquantaine de kilomètres au sud de Kaya.

Le convoi se trouve désormais à Loango, une trentaine de kilomètres de la capitale, Ouagadougou. La zone est sécurisée par les forces burkinabè. « L’objectif était d’éviter tout simplement une nouvelle journée de face à face avec la population afin de faire redescendre la tension » a déclaré à RFI, le porte-parole de l’armée française. Le colonel Pascal Lany souligne que ce convoi destiné à ravitailler les forces françaises et leur partenaire dans la lutte contre les groupes armés terroristes doit se rendre à Gao via le Niger.

À partir de cette commune, il y a deux options, soit revenir sur Ouagadougou, soit continuer vers Fada N’Gourma dans la région de l’Est afin de se rendre au Niger.

À Ouagadougou, des dizaines de jeunes s’étaient déjà rassemblés à la sortie nord de la ville pour l’attendre. À Fada N’Gouma, les populations se mobilisent déjà pour faire barrage au convoi. Depuis dimanche, plusieurs regroupements ont été signalés dans la ville.

Un objectif commun : éviter que l’armée française traverse le territoire des hommes intègres.

Pour la jeunesse du Burkina,  il n’est pas question que l’armée française traverse le territoire des hommes intégrés pour une quelconque raison. La seule alternative pour l’armée française  reste de revenir à Abidjan, sa base régionale où elle y a tous les droits.

« C’est la seule issue que nous nous voyons pour ce convoi. Nous l’empêcherons de traverser le territoire burkinabè », fait savoir un manifestant, un des meneurs du blocus.

C’est le lieu de souligner que dans cette confusion, la connexion internet mobile est interrompue à  Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du pays depuis samedi.

C’est dans ce contexte sécuritaire né de la mort de 53  burkinabé dont 49 éléments des forces de l’Ordre  et où les populations réclament la démission de Roch Kaboré que Jean-Yves Le Drian a ordonnée au président Burkinabé, Marc Christian Kaboré de sortir le convoi militaire français de cet engrenage.  “Nous avons fait savoir au Président Kaboré que nous souhaitons qu’il aide à régler cette situation à Kaya”a-t-il Ledrian

 

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Et comme la France de Macron sent la terre du continent africain s’ouvrir sous ses pas coloniaux pour l’engloutir ; et afin d’éviter d’y perdre tout son latin, la France et ses réseaux  colons haussent le ton et appellent l’Europe au secours comme dans la crise au Mali.

Encore lui et toujours lui, Jean Yves Le Drian appelle à « un nouveau deal entre l’Afrique et l’Europe ». Jean-Yves Le Drian met en garde les Africains contre la prédation économique de la Russie mais aussi de la Chine qui cherche « à mettre sous tutelle » par l’endettement les pays avec lesquels elle conclut des accords dits de « développement ». Les accords  France-Afrique sont-ils meilleurs ? L’Afrique n’a-t-elle pas le droit de choisir « son voleur » ? La France est-t-elle subitement devenue  philanthrope ?

En attendant, Le Drian a déjà trouvé le cadre idéal pour sauver le ‘’Soldat Afrique’’ pris en otage par la Russie et la Chine. Février 2022 et le sommet Union africaine – Union européenne qui se tiendra à Bruxelles semblent les voies choisies. C’est là qu’il faudra agir affirme le chef de la diplomatie française, sans quoi « nous aurons des remplaçants », a-t-il conclu.

A.J 

 

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