SANCTIONS CONTRE LE MALI : l’économie ivoirienne à l’épreuve de l’embargo de la CEDEAO

Réunis à Accra au Ghana à l’occasion du 4e sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest le dimanche 9 janvier dernier, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’organisation ouest-africaine ont pris des sanctions économiques les plus sévères contre le Mali.

 

Les sanctions économiques et diplomatiques prises par la Cedeao contre le Mali et ses autorités le 09 janvier dernier et les mesures de réciprocité appliquées par la junte au pouvoir risquent d’impacter durement les économies des pays de la Sous-région et particulièrement celle de la Côte d’Ivoire.
Les effets collatéraux des sanctions économiques de la Cedeao contre le Mali matérialisés par la fermeture immédiate de toutes les frontières terrestres et aériennes, pourraient durement impacter les populations de la Sous-région ouest-africaine et de la Côte d’Ivoire en particulier. Qu’on le veuille ou pas, le Mali est un pays de l’hinterland dont l’apport économique dans le développement des activités portuaires dans certains pays de la Cedeao est non négligeable. Les ports d’Abidjan et de San-Pedro en Côte d’Ivoire, considérés comme des ports naturels du Mali, pourraient d’ailleurs en pâtir.

 

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En outre, le Mali est également un important pays en matière de transhumance bovine qui pourvoir la plupart des marchés ouest-africains en protéines animales notamment le marché ivoirien. Principal exportateur de bétail vers la Côte d’Ivoire, le Mali approvisionne son voisin ivoirien à plus de 60% de ses besoins. Alors, avec la fermeture des frontières, il serait impossible que cela n’ait pas de répercussions sur le prix du kilogramme de viande sur le marché ivoirien qui est ravitaillé en protéines animales venues du Mali.
A cela, il faut ajouter l’impact des sanctions sur les compagnies de transport qui font la navette entre les deux pays qui risquent d’être en cessation d’activité sur la période que va durer la crise. Par ailleurs, les recettes douanes ivoiriennes présentes à la frontière entre les deux pays seront déficitaires et auront par ricochet d’incidences non négligeables sur le budget de l’Etat au titre de l’année 2022.

HG

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