ALASSANE OUATTARA AUX EUROPEENS : « Nous ne voulons pas d’importation d’idéologie.. c’est terminé ça ; que la considération soit de part et d’autre dans les relations entre l’Europe et l’Afrique »

Si dans son interview, en date du 16 février, accordée à RFI et France 24, le président ivoirien a soutenu la françafrique qui le porte, il a par ailleurs haussé le ton contre les députés européens qui souhaitent voter une loi contre les produits soupçonnés d’être issus de la déforestation, tel le cacao, le cacao et les grumes dont la Côte d’Ivoire est productrice. Parce que cette loi, si elle devrait s’appliquer, toucherait aux finances, aux prêts dont il raffole, Alassane Ouattara a oublié de mettre de l’eau dans son « Gnanmankoudji » pour fulminer contre européens et américains. Morceaux choisis

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« Je peux vous dire que ce n’est pas de l’intérêt de l’Union européenne. Vous savez, le monde est multipolaire aujourd’hui. Si les Européens ne veulent pas acheter notre cacao, il y en a d’autres qui vont l’acheter. Si les Américains ne veulent pas acheter notre cacao, il y en a d’autres qui pourront l’acheter. Nous devons travailler ensemble à ce que le cacao soit durable ! », a rué dans les brancards le président ivoirien.

 

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. « Nous sommes d’accord pour que le problème de l’environnement soit au cœur de ce que nous faisons. Mais qu’est-ce que l’Afrique représente en matière de pollution ? 4 %. Et les 96 %, qui sont ceux qui les font ? Ce sont les Occidentaux. Et vous vous êtes développés comment ? », a poursuivi Alassane Ouattara.

 

« Nous avons une génération de chefs d’État et une jeunesse, maintenant, qui connaît ses responsabilités et qui estime que nous ferons ce qui est bien pour nos pays, pour nos peuples. Nous ne voulons pas d’importation d’idéologie, ni de culture, ni de constitutions, etc. C’est terminé ça »

 

« Il faut qu’on travaille à trouver des solutions ! (…) Nous avons une génération de chefs d’État et une jeunesse, maintenant, qui connaît ses responsabilités et qui estime que nous ferons ce qui est bien pour nos pays, pour nos peuples. Nous ne voulons pas d’importation d’idéologie, ni de culture, ni de constitutions, etc. C’est terminé ça. Il faut que la considération soit de part et d’autre dans les relations entre l’Europe et l’Afrique. Tous ces engagements qui ne sont pas respectés, j’espère que cette fois-ci on va en parler. Il faut que les engagements soient respectés ! », a-t-il ajouté. 

« Qu’est-ce que nous avons à voir avec toute cette pollution, ces érosions côtières ? Qu’est-ce que nous avons à voir avec toutes ces intempéries qui tuent des gens chez nous ? Ce n’est pas nous qui créons les problèmes difficiles en matière de pollution !. Les engagements c’est très bien, mais il faut qu’il y ait des suites, il faut qu’il y ait des décaissements, il faut qu’il y ait le développement, il faut le soutien financier et l’encadrement etc. C’est tout ce que nous demandons », conclut-il.

A.J (avec RFI).

 

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