CÔTE D’IVOIRE/SENEGAL /NON RESPECT/EMBARGO CEDEAO CONTRE LE MALI : Macky Sall dément ; Abidjan accusé à son tour

La Présidence sénégalaise a produit un communiqué ce dimanche 13 mars 2022 pour démentir des propos attribués au Président Macky Sall selon lesquelles celui souhaite rouvrir ses frontières avec le Mali à compter du 25 mars 2022. En Côte d’Ivoire les rumeurs de violation de l’embargo se font persistantes.

 

Macky Sall rejette fermement les propos qui lui sont attribués sur les réseaux sociaux selon lesquels le Sénégal ouvrira toutes ses frontières avec le Mali dès le 25 mars prochain si les sanctions prises par la CEDEAO contre le pays ne sont pas levées avant cette date.

A cet effet, le communiqué produit par la présidence sénégalaise pour démentir ces allégations est catégorique « La présidence de la République tient à préciser que cette annonce est une ‘’Fake news’’, donc nulle et de nul effet » a déclaré ce communiqué.

En Côte d’Ivoire pourtant, les rumeurs se font plus persistantes. Et c’est le site d’informations générales lecontinentafricain.com, repris par d’autres medias, « des informations de sources concordantes rapportent qu’il est constaté depuis le week-end dernier, la levée des sanctions CEDEAO-UEMOA contre le Mali, pour les camions bernes chargés de Clinker à Tengrela. Les camions -bennes transportant les constituants du ciment étaient bloqués pendant deux mois à Tengrela à cause des sanctions CEDEAO/UEMOA. A en croire lesdites sources, les formalités administratives se déroulent au niveau des deux postes de douanes frontaliers puis à la police des frontière et la barrière est levée pour rentrer sur le territoire Mali en pour les camions bernes chargés de clinker? ». Vrai ou faux, un constat cependant : cette concomitance des faits allégués. Surtout quand on sait que ces deux pays de l’UEMOA-CEDEAO sont les deux gros perdant de l’embargo initié par la France, soutenu et appliqué par le CEDEAO contre le Mali par trop lié aux ports de Dakar et Abidjan.

 

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En effet,  le Sénégal ainsi que de nombreux autres pays de la CEDEAO sont touchés de plein fouet par les effets collatéraux des sanctions économiques prises contre le Mali par l’UEMOA et la CEDEAO le 09 janvier 2022 dans la mesure où le port de Dakar qui est lieu de transit des produits minéralogiques maliens, est privé de l’un de ses principaux partenaires économiques. Par ailleurs et avant cet embargo, ce sont près de mille camions maliens qui faisaient la navette quotidienne entre la Mali et le Sénégal faisant entrer plus de 250 milliards de Francs CFA par ans dans l’économie sénégalaise.

En Côte d’Ivoire, la  flambée du prix du kilogramme de viande sur les marchés ivoiriens est une des conséquences directes de cet embargo. Pis, le coton malien, sous l’effet de cet embargo, s’est trouvé de nouveaux ports : les ports de la Guinée et de la Mauritanie. Au-delà,  les industries ivoiriennes, à l’instar de celle du ciment,  perdent de gros débouchées au Mali. Ceci pouvant expliquer cela. Il faut noter que Tengréla, est une ville frontalière du Nord de la Côte d’Ivoire située à quelques dizaines de kilomètres du Mali.

Même que les flottes aériennes des compagnies de la CEDEAO s’interdisent la destination commerciale de Bamako. Et pourtant, la France, à travers Air France, continuent depuis le 17 février dernier de desservir Bamako.

HG

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