DIALOGUE MALI-CEDEAO : Le dernier round ? Le Mali va-t-il quitter la CEDEAO ?

Le médiateur de la Cedeao pour le Mali, l’ex-Président nigérian SEM Goodluck Ebélé Jonathan de nouveau à Bamako pour tenter de renouer le contact avec les autorités maliennes pour une ultime tentative dans le difficile dialogue autour de la durée de la transition malienne.

 

Goodluck Jonathan, le médiateur de la Communauté Economique  des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de nouveau à Bamako pour tenter de trouver  un accord avec le pouvoir militaire sur le calendrier de la transition.

En effet, après plusieurs rounds qui se sont soldés par des échecs dans un dialogue qualifié de dialogue de sourds où la CEDEAO refuse de lâcher du lest, son médiateur se rend encore une fois de plus à Bamako afin de trouver un terrain d’entente avec les autorités de la transition. Cette ultime négociation est qualifiée également de celle de la dernière chance.

Il faut cependant relever qu’aucun accord ne pourra être possible si la Cedeao maintient sa posture actuelle voulant coûte que coûte imposer un calendrier de 12 mois voire 16 mois et en faisant de l’organisation d’une élection présidentielle dans le pays comme une panacée à toutes les crises que connaît le Mali depuis une décennie.

En face, et pour les autorités maliennes, les défis à relever sont énormes. Elles ne cessent d’ailleurs de faire de la sécurisation et de la pacification du pays un préalable à l’organisation de quelque élection que ce soit. Par ailleurs, soutenues dans cette démarche par la grande majorité de la population malienne, les autorités de la transition n’entendent plus reculer sur la durée de 24 mois de transition qu’elles ont proposée à la CEDEAO contre les cinq (5) ans initialement sollicités.

Il faut le souligner, les autorités maliennes,  agacées par  ‘’les élections ici et maintenant’’ que leur oppose à tout vent la CEDEAO, parce qu’il ne reviendrait pas à des autorités militaires de régler des problèmes de sécurité dans une nation,  ont menacé de rompre les amarres et sortir de l’UEMOA et de la CEDEAO si l’institution régionale refusait de s’aligner sur les deux ans de transition proposés.

HG

 

 

 

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