BOUAKE/UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA : après les violences policières, la Fesci exige des enquêtes; le Président dit avoir été surpris

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) veut faire la lumière sur la violence des forces de l’ordre à la suite de la manifestation des étudiants sur le campus 1 de l’université Alassane Ouattara de Bouaké le 26 avril dernier.

 

Le mardi 26 avril dernier, les étudiants de la ville de Bouaké ont manifesté à travers la ville de Buaké pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail. Dans le déroulement de l’expression de leur ras-le-bol, ils ont délogé la quasi totalité des établissements primaires et secondaires ainsi que les grandes écoles de la ville.

A cet effet, l’intervention des forces de l’ordre qui a engendré des échauffourées avec les étudiants a été jugée disproportionnée par la Fesci, principal mouvement syndical d’étudiants ivoiriens. Par ailleurs, dans un communiqué lu à la presse, la Fesci exige des enquêtes sur cette violence des forces de l’ordre qui a conduit au saccage et à la disparition des biens des étudiants.

Le Secrétaire général de la Fesci, Allah Saint Clair a condamné de vives voix cette répression disproportionnée qui a entraîné de nombreux blessés, avant et d’exprimer sa compassion à l’égard de ces  camarades élèves et étudiants blessés. Enfin, il a appelé à la libération de ceux qui sont encore détenus par les forces de l’ordre.

 

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C’est dans ce contexte que le président de L’université Alassane Ouattara de Bouaké, le Professeur a produit un communiqué pour protester contre la violation de l’espace universitaire. Toutefois, la présidence a fait savoir qu’elle n’était pas informée de l’intervention de la descente de la police sur le campus. Cette déclaration a surpris plus d’un, dans la mesure où une telle opération policière ne peut jamais avoir lieu sur un campus universitaire sans le consentement des autorités de l’université.

Quoique la présidence de l’université Alassane Ouattara de Bouaké ait dénoncé cette violence policière au sein du campus, nombreux sont ceux qui ne croient cependant pas à la version de surprise avancée dans le communiqué.

 

HG

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