CONTESTATION DE LA PRÉSENCE FRANÇAISE : les Maliens dans les rues pour soutenir leur armée ; les tchadiens pour demander le départ de la France

De Bamako à Kayes au Mali jusqu’aux villes de N’Djamena et d’Abéché au Tchad, de nombreuses manifestations ont eu lieu ce week-end. Au Mali, les populations étaient dans les rues le vendredi 13 mai pour soutenir les FAMa tandis qu’au Tchad, les manifestations anti-françaises ponctuées par des actes de vandalisme contre les intérêts français ont éclaté ce samedi 14 mai 2022.

 

Les populations africaines deviennent de plus en plus hostiles à la présence sur leurs territoires. Présence qu’elles considèrent comme un acte d’ingérence et de néocolonialisme africaine. Ainsi, du Mali, au Burkina Faso, en passant par le Niger et maintenant au Tchad, les populations expriment leur agacement face cette présence de plus en plus encombrante.

 

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En effet, ce samedi 14 mai 2022, à l’appel  d’une plate-forme de l’opposition et de la société civile, Wakit Tamma, quelques milliers de personnes étaient descendues à N’Djamena la et à Abéché la troisième située à l’est. Ces manifestants qui scandaient à l’unisson << dégage la France>>, << non à la colonisation >> ou encore << Dehors la France >>.

En outre, les manifestants s’en sont pris aux symboles de la France, précisément plusieurs stations-services appartenant à la Société française TOTAL. À ces cibles, il faut ajouter le consulat français et une base de l’armée française dans la ville d’Abéché qui ont également fait l’objet de vandalisme.

Cette rage exprimée par les manifestants est le résultat de vivent critiques de l’opposition à l’égard de la France qu’elle accuse de soutenir la Junte militaire au pouvoir à N’Djamena.

La veille, c’étaient les rues de Bamako et de plusieurs autres villes du Mali qui grouillaient de monde à l’appel du mouvement panafricain Yerewolo, M5-RFP et de plusieurs autres organisations ainsi que  de l’activiste panafricain Kemi Seba en soutien aux forces armées maliens (FAMa) qui, depuis plusieurs mois, ont commencé la reconquête des territoires perdus depuis le début de la crise en 2021. Plusieurs dizaines de milliers de personnes (20.000) selon les estimations, ont battu les pavés dans plusieurs villes du pays.

 

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Cette manifestation, comme il fallait s’y attendre a tourné à un réquisitoire contre la France avec des manifestants qui scandaient « Vive la collaboration russo-malienne, non  à la France et au Minusma » ou encore « Oui au respect de la souveraineté du Mali ».

La France fait face à une prise de conscience générale dans les pays qui étaient autrefois considérés comme son pré carré.

HG

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