UKRAINE : des étudiants étrangers qui ont fui la guerre sommés de quitter la France


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Inscrits dans les universités ukrainiennes avant le conflit et trouvés refuge en France, ils ont reçu des obligations de quitter le territoire pour rejoindre leur pays d’origine

 

« La France, c’était un modèle pour moi. Mais où est l’égalité, la fraternité ? » Nissia Messaoui ne décolère pas. Arrivée d’Odessa le 3 mars, l’étudiante algérienne en paramédical vient de recevoir une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF) de la préfecture des Yvelines. A 28 ans, la jeune femme n’envisage pas de rentrer dans son pays d’origine, contre lequel elle nourrit une franche rancœur.

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« Comment voulez-vous que je reparte dans un pays qui n’a rien fait pour moi ? Au début de la guerre, quand j’ai appelé l’ambassade pour demander un rapatriement, on m’a raccroché au nez. Je préfère repartir en Ukraine plutôt que de rentrer en Algérie », lâche-t-elle.

Ce jour-là, Nissia Messaoui est de passage à l’université Paris-VIII, où le collectif Le Poing levé aide les étudiants étrangers ayant fui l’Ukraine à s’inscrire à l’université, afin d’augmenter leurs chances de rester en France. Pour le moment, sur les centaines de demandes déposées, seule une poignée a été validée. « Les facs ont peur de se mettre à dos les préfets, suppose Léo Valadim, membre du collectif. Et c’est un coût financier pour elles. Elles doivent payer de leur poche des inscriptions.”

 

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Le collectif reçoit de plus en plus d’étudiants sommés de quitter le territoire. « Le traitement différencié dont font l’objet ces personnes, qui vivent les mêmes traumatismes de l’exil, de la séparation et de l’incertitude de l’avenir que celles qui ont la nationalité ukrainienne, est inacceptable, s’est indigné dans un communiqué de presse, mardi 7 juin, la Coordination française pour le droit d’asile, qui regroupe dix-sept organisations dont le Secours catholique, la Ligue des droits de l’homme ou encore la Cimade. Pour nombre d’entre elles, un retour dans leur pays d’origine mettrait en péril la continuité de leur parcours universitaire ou de leur vie professionnelle. »

 

« On a vécu la même guerre »

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